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Trois mois après sa formation, la coalition gouvernementale britannique serait-elle confrontée à une zone de turbulence ? 31 juillet, 2010

Posté par zenatanews dans : Monde , trackback

 De l’immigration à l’augmentation de la TVA, et de la réforme du système électoral aux coupes budgétaires, les divergences entre les ministres du gouvernement britannique de coalition conservatrice-libérale démocrate sur des questions clefs semblent éclipser leurs convergences, et menacent de précipiter cette alliance dans une zone de turbulence.

 Les députés et Lord libéraux ont été particulièrement irrités par la récente décision du gouvernement d’augmenter la TVA à 20% dans le cadre d’un budget d’urgence, à travers lequel le gouvernement souhaite diminuer un déficit budgétaire des plus élevés en Europe.

 Les mesures prises dans le budget du ministre conservateur des Finances, George Osborne, prévoit de réduire dans quatre ans le déficit « estimé à 155 milliards de livres Sterling, soit plus de 11% du PIB » à coup de coupes budgétaires draconiennes et de hausses des impôts.

 Et c’est là où le bât blesse. Ces mesures ont suscité l’ire des parlementaires libéraux, qui partagent des affinités idéologiques avec les Travaillistes plus qu’avec les tories, avec lesquels ils partagent le pouvoir dans le premier gouvernement de coalition en Grande-Bretagne depuis la deuxième guerre mondiale.

 Le leader des lib-dems a dû dans une récente rencontre avec ses parlementaires mécontents, aborder non sans doigté, les prémices d’une rébellion des siens, puisque plusieurs d’entre eux se sont abstenus de voter sur la hausse de la TVA, alors qu’un seul a voté contre !

 Aux divergences relatives au budget d’urgence s’ajoutent les différences des points de vue sur une autre question épineuse, l’immigration. Les tories proposent de ramener le nombre des immigrés non-européens à son niveau des années 90, mais la critique de cette vision a été lancée par un membre influent de la coalition.

 Vince Cable, le ministre libéral du Commerce et des Entreprises a indiqué mercredi depuis l’Inde, où il a accompagné le Premier ministre David Cameron dans une visite de deux jours, que la Grande-Bretagne devrait assouplir sa politique migratoire, car, a-t-il expliqué, le pays a besoin d’une main d’oeuvre étrangère pour aider son économie.

 Les députés libéraux ont également exprimé leur mécontentement de voir passer à la trappe la moitié d’un projet de construction de nouvelles écoles. Dans une lettre à Michael Gove, ministre de l’Education, le ministre chargé des forces armées, le libéral Nick Harvey a prévenu que la crédibilité de la coalition était « en risque » à cause de cette décision, lui conseillant de trouver des sources de financement « alternatives » pour sauvegarder le programme.

 Les divergences ne s’arrêtent pas là. La réforme électorale qui a offert l’épine dorsale de la coalition, en constitue aujourd’hui la pomme de discorde.

 Le plan des libéraux de substituer l’actuel système qui permet au candidat ayant obtenu le plus grand nombre de voix de s’adjuger, même sans majorité, le siège parlementaire à pourvoir, par le système de vote alternatif, sera soumis à un référendum l’année prochaine.

 Annonçant d’emblée la couleur, Cameron a indiqué qu’il votera contre cette proposition le jour du référendum prévu le 5 mai 2011.

 En effet, un vote négatif sur la réforme mettrait en péril la coalition, puisque, selon les observateurs, les libéraux seront ainsi contraints de quitter le gouvernement, laissant les conservateurs devant une opposition incontrôlable.

 Cependant, des analystes estiment que les deux partis ont besoin de cette coalition, et essayeront à tout prix de la protéger.

 Selon le professeur John Curtice de l’université de Strathclyde, le maintien de la proposition des libéraux d’organiser un référendum sur le vote alternatif constitue en lui même, et sans tenir compte du résultat, une garantie pour la continuité de la coalition.

  »Dès lors qu’il existe une possibilité d’organiser un référendum sur le système électoral, les libéraux-démocrates ne peuvent que s’accrocher à la coalition (à) c’est dans leur intérêt« , a-t-il souligné dans une déclaration à la MAP.

 Dr. Curtice demeure optimiste quant aux perspectives d’avenir de la coalition. « Il y a plusieurs raisons en termes d’intérêt pour les deux partis de protéger cette coalition jusqu’aux législatives prochaines« , a-t-il conclu.

MAP

Commentaires»

  1. Where did you learn about this? Can you give me the source?

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