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Inondations au Pakistan: reflux dans le sud mais deux villes encore menacées 31 août, 2010

Posté par zenatanews dans : Monde , trackback

 Les eaux continuaient de refluer lentement mardi dans la basse vallée de l’Indus mais deux petites villes vidées de la quasi-totalité de leurs habitants étaient toujours menacées dans le sud du Pakistan, plus d’un mois après le début des inondations dévastatrices.

 Ces dix derniers jours, des millions de personnes ont fui leurs villages dans la province méridionale du Sind, et évacué des grandes villes à mesure que les flots de l’Indus rompaient les digues en dévalant vers l’embouchure du fleuve dans la mer d’Oman.

 Lundi, les autorités avaient annoncé un début de décrue et la fin de la menace pour Thatta, une ville vidée depuis plusieurs jours de la presque totalité de ses 300.000 habitants.

  »Thatta a été déclarée hors de danger », a confirmé mardi matin à l’AFP Hadi Bakhsh Kalhoro, un responsable de la municipalité, ajoutant que la grande majorité des habitants de la ville avaient pu regagner leurs maisons.

 Dans une autre ville non loin de là, Sujawal, inondée dimanche après avoir été vidée de la quasi-totalité de ses quelque 120.000 habitants, l’armée et les secouristes s’employaient encore mardi, à bord de canots pneumatiques, à secourir quelques récalcitrants réfugiés sur les toits des maisons en béton, les autres, en terre séchée, n’ayant pas résisté, a rapporté un journaliste de l’AFP.

 Cependant, les flots se dirigeaient encore mardi de Sujawal vers deux villes en contrebas, Jati et Choohar Jamali, les autorités ayant demandé aux habitants de partir.

  »Nous tentons de sauver les deux villes, qui totalisent plus de 100.000 habitants« , a précisé M. Kalhoro, ajoutant que la plupart ont déjà fui.

 Le niveau de l’eau a continué de descendre graduellement mardi pour la deuxième journée consécutive dans la basse vallée de l’Indus, a indiqué à l’AFP Qadir Palijo, un responsable du barrage de Kotri, qui régule les eaux du fleuve à une centaine de kilomètres au nord de Thatta. Au plus fort de sa crue, l’Indus a gonflé jusqu’à 40 fois son volume normal.

 Le Sind est devenu ces derniers jours la province la plus inondée du Pakistan, à mesure que dans les autres régions, essentiellement le nord et le centre, les eaux ont fait place à la boue, mettant au jour la pire catastrophe humanitaire de l’histoire de ce pays de près de 170 millions d’habitants.

 Depuis début août, plus de sept millions de personnes ont été déplacées dans le Sind, dont 19 des 23 districts sont sous les eaux. Plus d’un million d’habitants avaient fui villes et villages pour les seules journées de vendredi et samedi, au plus fort du danger, essentiellement dans le district de Thatta, selon l’ONU et les autorités locales.

 Un peu plus d’un mois après le début des inondations, quelque 8 millions de sinistrés, dont environ 5 millions de sans-abri, ont besoin d’une aide d’urgence dans tout le pays, selon l’ONU. Et l’exode massif du Sind va sans doute gonfler ces chiffres.

 Le bilan officiel, pour l’heure de plus de 1.640 morts, va aussi considérablement augmenter à mesure que les eaux vont se retirer, ont prévenu les autorités.

 Puis le Pakistan devra faire face, prédisent le gouvernement et les humanitaires, à la plus longue crise humanitaire de son histoire, avec des risques élevés de famine et d’épidémies, sans compter l’effort de reconstruction.

afp.com

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