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Le gouvernement Berlusconi à l’épreuve du vote de confiance 28 septembre, 2010

Posté par zenatanews dans : Monde , trackback

 Objet de spéculations incessantes depuis l’été dernier, l’avenir du gouvernement de centre-droit en place en Italie devrait être scellé à la lumière du vote de confiance qui sera sollicité, mercredi, par son chef, Silvio Berlusconi, devant le Parlement.

 Souffrant, d’abord de manière latente, de divergences internes sur l’orientation à imprimer aux politiques menées dans divers domaines (justice, immigration, fiscalité, fédéralisme), le gouvernement italien a fini par étaler ses divergences au grand jour avec parfois des échanges fratricides à la limite de la bienséance devant régner entre alliés du même bord.

 L’enchaînement des épisodes de tension a ainsi abouti à la rupture spectaculaire, fin juillet, après 17 ans d’alliance, entre Berlusconi et Gianfranco Fini, président de la Chambre des députés et cofondateur du Parti du Peuple de la liberté (PDL), la principale formation gouvernementale.

 Le ralliement de 34 députés et de 10 sénateurs à Fini qui se sont constitués en groupe parlementaire autonome baptisé « Futur et liberté » a, dans ce contexte, posé la problématique de la capacité du gouvernement à se maintenir sachant le risque qu’il y a de se voir mis en minorité au Parlement.

 Ce groupe dissident a déjà averti qu’il ne voterait qu’au cas par cas les projets de loi du gouvernement, privant Berlusconi d’une majorité absolue garantie à la Chambre des députés.

 La réalité étant, l’éventualité d’élections anticipées a été évoquée avec insistance tant au sein de l’opposition de centre-gauche que de la majorité gouvernementale, notamment par la voix du troisième homme fort de l’équipe Berlusconi, le populiste Umberto Bossi, leader de « la ligue du nord ». Ce dernier semble cependant avoir changé d’avis depuis quelque temps en se ralliant à Berlusconi qui ne cesse d’afficher sa confiance dans la capacité de son gouvernement d’obtenir la majorité au Parlement.

 Ce souffle d’optimisme serait inspiré, selon les observateurs, par les assurances fournies par les partisans du chef du gouvernement qui, à force de manoeuvres et de rapprochements, auraient acquis à leur cause suffisamment d’élus centristes pour mettre en échec toute motion de censure.

 Cela, en tout cas, se vérifiera mercredi lorsque les deux camps se seront prononcés sur le contenu du discours de politique générale que Berlusconi soumettra au vote de confiance des parlementaires.

 Le discours du chef du gouvernement italien, qui aspire à « aller de l’avant pendant trois autres années », les prochaines législatives étant prévues pour 2013, devrait s’articuler autour de cinq points qui, à l’évidence, ne font pas l’unanimité : une vaste réforme de la justice, une autre pour réduire la fiscalité, des clauses pour accélérer l’évolution vers le fédéralisme, un ambitieux plan d’aide au Mezzogiorno, le sud du pays, et des mesures pour renforcer la sécurité et lutter contre l’immigration clandestine.

 Berlusconi a d’ores et déjà averti que ce programme n’était pas négociable et que les amis de Fini devaient « l’accepter ou quitter le gouvernement ».

 Un ton que les partisans de Fini n’ont pas apprécié, rétorquant qu’ils n’accepteront aucun ultimatum. Ils ne sont pas cependant allés jusqu’à exprimer leur intention de se prononcer contre, se contentant de conditionner leur vote au respect des engagements pris en période électorale.

 Dans la foulée, Italo Bocchino, l’un des proches collaborateurs de Fini, a laissé entendre que le groupe « Futur et Liberté » pourrait constituer le noyau d’un nouveau parti politique.

 Tous ces développements interviennent au moment où la côte de confiance du chef du gouvernement italien s’est érodée sensiblement à la suite d’une série de scandales de corruption qui ont éclaboussé son équipe et de la rébellion de Fini. Il reste cependant que sa popularité reste, selon les observateurs, plus forte que celle d’une opposition de gauche rongée par ses divisions.

 Quoi quel en soit, même en cas de vote de défiance du Parlement, l’organisation de législatives anticipées n’est pas du ressort du chef du gouvernement. C’est en effet le président de la République qui, selon la constitution, est habilité à dissoudre le parlement et convoquer des législatives anticipées, non sans avoir au préalable mené des consultations pour trouver une personnalité consensuelle autour de laquelle une nouvelle majorité pourrait se former.

 Mais place maintenant au vote du Parlement dont l’issue déterminera le sort du gouvernement Berlusconi, du moins dans sa configuration actuelle, la cohabitation entre certains de ses membres relevant désormais du quasi-impossible.

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