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Tunisie: les militaires contrôlent les régions minières du centre, sit-in à Tunis 25 novembre, 2011

Posté par zenatanews dans : Monde , trackback

 Des blindés de l’armée et la gendarmerie patrouillaient vendredi à Mdhilla, localité du bassin minier tunisien (centre) où la politique de recrutement du principal employeur de la région, la Compagnie des Phosphates de Gafsa, a entraîné des violences.

 Par ailleurs, des dizaines de demandeurs d’emploi de ce bassin minier sont montés à Tunis pour un sit-in de protestation devant le siège social de la Compagnie des Phosphates (CPG), au centre de la tourmente depuis la publication mercredi des résultats d’un concours de recrutement au sein de la compagnie.

 Des tractations étaient en cours et une délégation de protestataires devait être reçue pour désamorcer « une situation explosive », selon la direction du Groupe chimique tunisien, maison mère de la CPG.

 Le gouvernement de transition, encore en charge des affaires courantes avant la formation d’un nouvel exécutif, a par ailleurs ouvert la voie à des recours et suspendu la proclamation définitive des résultats du concours, selon l’agence TAP.

 A Mdhilla, une des localités du gouvernorat de Gafsa où se sont déroulées les violences, blindés de l’armée et de la gendarmerie patrouillaient à la mi-journée, selon un correspondant de l’AFP.

  »Tout le monde est sur le qui-vive » dans cette ville où des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre se sont répétés dans la nuit de jeudi à vendredi malgré le couvre-feu nocturne instauré dans le gouvernorat.

 Les troubles avaient éclaté mercredi à Mdhilla et Oum Larayes, une autre localité de la région, après la publication des résultats du concours de recrutement. Des locaux de la Compagnie des phosphates ont notamment été saccagés et incendiés.

  »Un demandeur d’emploi n’ayant pas trouvé son nom sur la liste d’embauches a mis le feu à sa propre maison et tenté de s’immoler« , ont rapporté des témoins à l’AFP par téléphone.

 La CPG est le principal pourvoyeur d’emplois dans cette région défavorisée et traditionnellement frondeuse. Accusée de pratiquer népotisme et corruption dans sa politique de recrutement, la compagnie estime de son côté ne pas pouvoir embaucher tout le monde.

  »Le problème est que tous les habitants de la région exigent d’être employés par la CPG, même les coiffeurs et les épiciers » déclarait jeudi à l’AFP un cadre du Groupe chimique tunisien, maison mère de la CPG.

 Les résultats du concours sont « truqués », « injustes » et « inacceptables », ont dénoncé les protestataires montés à Tunis.

  »Les résultats affichés montrent bien que la corruption, le népotisme et les pots-de-vin ont encore joué« , a affirmé Mohamed Hlal, 28 ans, venu d’Oum Larayes.

 Les protestataires exigent l’annulation des résultats du concours et la prise en compte des conditions sociales dans les critères d’emploi. Ils demandent des « solutions sérieuses » pour endiguer le chômage dans le bassin minier, théâtre d’émeutes en 2008 et de contestation épisodique depuis.

 Ils mettent également en cause les syndicats, dirigés par des « notables ».

  »Ce sont les plus grands corrompus, ils ont gardé nos dossiers sous la main au profit d’autres« , accuse Hédia Jallouli, technicienne supérieure sans emploi.

 Selon un responsable du Groupe chimique tunisien, Mohamed Hamdi, une seule usine fonctionnait encore vendredi en Tunisie (Sfax), toutes les autres unités de production étant paralysées par les sit-in et grèves.

 M. Hamdi a estimé « le manque à gagner » en 2011 à 500 millions de dinars (environ 256 millions d’euros) par rapport à 2010.

 Avec le tourisme, le secteur des phosphates est l’un des principaux pourvoyeurs de devises en Tunisie, 5ème producteur mondial.

AFP

Commentaires»

  1. Je vous donne dans la suite une analyse formelle de la situation:
    Analyse préliminaire des données:
    -Valorisation des ressources de nos entreprises minières
    -Quantifier avec exactitude les réserves minières de la Tunisie
    -Existence de machines et d’outillage afin d’augmenter la production
    -Tendance statistique de la demande
    -Tendance statistique des prix
    - les moyens logistiques
    L’analyse de ces données a conduit les responsables tunisiens à conclure qu’on aurait pu augmenter notre chiffre d’affaire de 1000 Millions d’euros. Mais à cause des grèves nous avons déjà perdu 500 Millions d’euros! Je suppose que ces déclarations de nos politiciens reflètent la réalité et en particulier la vérité (ce ne sont pas des mensonges et des prétextes afin d’attaquer les pauvres…)
    Dans ce cas, j’aurais fait dès le début une dette d’un milliard d’euros afin de lutter contre le chômage et investir dans les régions les plus pauvres de la Tunisie (étant donné que nous allons avoir des profits de la vente du phosphate qui sont statistiquement sûr). Cet entêtement des responsables tunisiens à tout gâcher.
    Une réforme sociale est indispensable, c’est de savoir comment nous pourrons aider aujourd’hui le fonctionnaire, le paysan, le travailleur et les chômeurs à se fournir les objets, les produits, la masse de consommation dont ils ont besoin. C’est cela que les classes pauvres attendent des politiciens. Elles n’attendent pas que nous leur donnions tant et tant de billets, elles attendent la possibilité de se dégager de l’emprise de la faim et de la misère et de pouvoir vivre, c’est-à-dire d’absorber et de produire des produits. Ce qu’ils attendent, c’est que nous leur apportions la possibilité de sortir de la situation qui leur est faite en tant que classe qui a été toujours ignorée et désavantagée (Je sais ce que c’est d’avoir faim…) Nous n’avons plus le droit de s’attaquer par la force à la masse pauvre! Ne pas répondre aux espoirs et à l’attente de ceux qui ont cru en la révolution de jasmin est une grande déception. La tendance est de nouveau à la chasse aux abus des pauvres qui osent exiger certains droits auprès des institutions. Ce que le gouvernement tunisien est en train de faire avec les plus pauvres en Tunisie est un chantage: „Vous acceptez le presque rien et vous vous taisez ou vous perdez tout!“ Pourtant le peu que demandent les plus pauvres en Tunisie est un pourcentage dérisoire de notre BIP. Ce qui manque chez certains de nos ministres est la capacité de comprendre formellement l’environnement afin de disposer des moyens qui au moment opportun permettront d’écarter les menaces extérieures et de protéger les intérêts de la nation. Il faut savoir utiliser l’information de façon stratégique afin de nous permettre d’aller vers des possibilités inexploitées et de répondre ainsi aux besoins de notre peuple et notre société. Si les entrepreneurs étrangers quittent la Tunisie ce n’est pas à cause des grèves mais plutôt à cause de la méfiance des pays du nord et de l’intelligence tunisienne de ce gouvernement. Comment pourrais-je faire confiance aux promesses de Monsieur Rached Ghanouchi s’il déçoit même l’un de ses meilleurs amis, qui est Monsieur A. Mourou. Il lui promet l’un de trois portefeuilles (ministère de la Justice, ministère des Affaires religieuses ou ministre des Affaires juridiques) et il ne tient pas à la fin ses promesses:
    http://www.investir-en-tunisie.net/index.php?option=com_content&view=article&id=12640
    Je suis triste, ce n’est pas parce qu’il ne tient pas ses promesses mais plutôt par ce que je ne peux plus le croire! Je suis un musulman croyant et pratiquant et je ne tolère pas en tant que musulman ce genre de comportement.
    Dr. Jamel Tazarki
    http://www.go4tunisia.de
    Allemagne

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