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L’AFD va accorderplus de prêts « non souverains » pour renforcer l’autonomie des opérateurs publics marocains 7 février, 2012

Posté par zenatanews dans : Economie , trackback

L’Agence Française de Développement (AFD) compte accorder en 2012 davantage de prêts « non souverains » pour renforcer l’autonomie des opérateurs économiques marocains qui mettent en oeuvre une politique publique, a affirmé le directeur de l’AFD au Maroc, Joël Daligault.

« Au Maroc, nous allons essayer cette année de poursuivre notre politique qui consiste à ne pas passer obligatoirement par le canal de l’Etat ni à demander systématiquement sa garantie pour accorder des financements« , a fait savoir M. Daligault dans un entretien à l’occasion du 20-ème anniversaire de l’implantation de l?’AFD au Maroc.

M. Daligault a indiqué que l’AFD cherche, depuis plusieurs années, à développer une activité de prêts « non souverains » au Maroc, sans exclure  lorsque l’Etat est directement concerné ou lorsque les opérateurs dépendent trop de l’Etat, les prêts à l’Etat (ou avec sa garantie) comme le pratiquent les autres partenaires financiers du Maroc.

Le fait d’accroitre les prêts « non souverains » signifie que « nous souhaitons de plus en plus accompagner les politiques publiques et les grands plans de développement sectoriels (Emergence, Solaire, Maroc-Vert, Halieutis, …) mis en oeuvre par des opérateurs publics et en même temps rendre ces opérateurs plus autonomes », a expliqué M. Daligault.

Il a ajouté, à ce propos, que cette stratégie se met en place en liaison avec le ministère de l’Economie et des finances et les départements techniques concernés, faisant remarquer que l’AFD finance désormais plus des programmes pluri-annuels d’investissements que des projets ponctuels.

Ainsi, 2012 sera une année de transition avec sans doute un plus grand nombre de prêts que l’an dernier mais avec des volumes unitaires plus faibles, a-t-il dit.

Le directeur de l’AFD au Maroc a, en outre, estimé qu’il serait difficile de rééditer en 2012 ou en 2013 le record de 541,1 millions d’euros d’engagements atteint l’année dernière parce que, a-t-il expliqué, l’AFD a pu accorder en 2011 des financements d’un montant unitaire exceptionnellement élevé, notamment en faveur d’entités solides comme l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) et le Groupe Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), qui ont bénéficié de prêts « non souverains ».

L’AFD a ainsi engagé en 2011 des concours variant entre 50 et 180 millions euros destinés notamment au financement des plans sectoriels, a-t-il précisé, relevant que cette année l’AFD envisage de s’ouvrir à des opérateurs de taille plus modeste qui n’ont jamais eu l’occasion de travailler avec un bailleur de fonds extérieur et dont la capacité d’absorption de crédits est moins importante. En conséquence, les volumes unitaires seront plus faibles, a-t-il dit.

M. Daligault a fait observer, toutefois, qu’il ne faut pas mesurer seulement l’activité d’un bailleur de fonds en termes d’engagements mais aussi en termes de décaissements, signalant, à ce propos, que l’AFD avait versé l’an dernier au Maroc 203 millions d’euros, soit le double des années précédentes.

Et au vu des conventions qu’elle compte signer, il est vraisemblable que ses versements en 2012 soient encore plus importants que le record de l’année dernière, a-t-il assuré.

Mohammed HAMIDDOUCHE-au fait

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