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Ceux qui vont gérer les 8 directions régionales de BMCE Bank 11 février, 2012

Posté par zenatanews dans : Economie , trackback

BMCE BankLe découpage a été fait en adéquation avec le volume d’affaires et la couverture réseau des territoires. Un comité de crédit régional tranchera pour des engagements à hauteur de 15 MDH par client.

L’intention avait été annoncée il y a quelques mois. La concrétisation s’est faite mardi 31 janvier, lors d’une réunion des cadres à l’issue de laquelle a été présenté le schéma et les responsables des entités qui seront créées (voir encadré).

 BMCE Bank prend le pari de la régionalisation et crée huit directions qui superviseront chacune un territoire.

Un virage important dans le parcours de cette banque qui n’avait jusqu’à présent, en dehors de sa structure centrale, que des relais commerciaux, à travers des agences dédiées, soit à la clientèle privée, soit à celle des entreprises (centres d’affaires).

De fait, cette politique de régionalisation répond à un double souci. En premier lieu, celui de s’adapter à la nouvelle donne politique qui verra le jour, avec le découpage futur du Royaume en 12 régions amenées à être véritablement acteurs de leur destin. L’idée, selon Othmane Benjelloun, le président de la banque, est que «demain, les directeurs régionaux soient des interlocuteurs crédibles des gouvernants locaux que seront les présidents de régions».

Même si le schéma retenu par BMCE Bank ne comporte que 8 régions, certaines d’entres elles couvrent deux, voire trois, des futures régions politiques du pays.

Par exemple, la région appelée Grand Sud aura en charge un territoire allant d’Agadir jusqu’à Lagouira, à l’extrême sud du pays. A l’inverse, une région peut être jugée trop grande en termes de découpage administratif et être déclinée en deux entités pour la banque. C’est le cas pour le Grand Casablanca où l’on trouvera Casablanca Sud (comprenant également Settat) et Casablanca Nord (comprenant Mohammédia).

«Les régions ont été dessinées de manière à représenter un niveau d’activité spécifique en termes de guichets et de PNB générés par les entreprises et les particuliers», explique Brahim Benjelloun Touimi, administrateur directeur général de la banque. Les autres régions sont «Nord Méditerranée», couvrant notamment Tanger et Tétouan ; «Oriental (Nador, Oujda)» ; «Centre» (Fès, Meknès, Errachidia) ; «Centre méridional» (Marrakech, Ouarzazate, Safi, Essaouira…) ; et «Centre Atlantique» (Rabat, Salé, Kénitra, Larache…).

Un responsable risque et une cellule juridique pour chaque direction régionale

Un seuil minimal d’activité et de poids économique, justifiant et rentabilisant l’investissement dans une structure, a donc été pris en compte. Il faut dire que ces directions régionales ne seront plus de simples relais commerciaux, mais de véritables structures de décisions, dotées par exemple de services juridiques autonomes, de cellules de suivi des engagements et d’une animation de réseau spécifique.

Hormis la volonté de s’adapter à la nouvelle donne politique du pays, l’autre souci auquel répond la régionalisation est de jouer la proximité avec la clientèle. En ce sens, les directions régionales auront un véritable pouvoir de décision en ayant la latitude de trancher en matière d’octroi du crédit, sans en référer à l’avis du siège.

Certes, elles auront des compétences bien délimitées en la matière, mais celles-ci seront larges, assure-t-on. Bien que le souci de ne pas en dire plus soit compréhensible, de la part de la direction générale, selon les informations recueillies par La Vie éco auprès de cadres supérieurs de la banque, les directions régionales pourront prendre seules une décision pour des engagements de crédits allant jusqu’à hauteur de 15 MDH par client, dont la moitié pour les prêts destinés à l’investissement et le reste pour les facilités de fonctionnement.

 Dans tous les cas, et comme le veut la pratique bancaire, ce ne sera pas le seul directeur régional qui décidera de son propre gré : un comité de crédit régional sera institué, et on y trouvera, outre le patron de région, un directeur adjoint (en charge de l’animation réseau), un responsable risque détaché du siège ainsi que les cadres concernés par le dossier. Comme le dira Othmane Benjelloun, «la régionalisation est une délégation de confiance et la confiance signifie aussi vigilance et contrôle. C’est aussi important !»

Quel impact tout cela aura-t-il sur l’activité du siège de la banque ? Selon Brahim Benjelloun Touimi, «l’intérêt est que cette régionalisation va aboutir à revaloriser le travail des entités centrales, en enrichissant les fonctions liées notamment aux stratégies transverses de “territorialisation’’ des approches marketing, risques, et contrôle, dans la perspective d’augmenter l’efficacité commerciale et opérationnelle de la banque. En fait, elles ont vocation à devenir des entités stratèges».

La Vie éco

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