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Les conflits refont surface entre Lydec et le Conseil de la ville 19 février, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales , trackback

#La ville réclame une somme de 546 millions de dirhams, relevés au cours d’un audit réalisé pour la période 1997-2006. Le Conseil de la ville de Casablanca décide de récupérer ses dus auprès des gestionnaires délégués. Et c’est Lydec qui ouvre le bal.

L’entreprise a reçu récemment une lettre de notification de la part de l’autorité délégante des Services publics de distribution d’électricité, d’eau potable et du service de l’assainissement liquide. Cette dernière réclame une somme de 546 millions de dirhams relevés au cours d’un audit réalisé pour la période 1997-2006.

À ce propos, Lydec qui conteste le résultat de l’audit et la lettre de l’autorité délégante affirme que « la plus grande partie des observations de l’audit porte sur des sujets antérieurement réglés dans le cadre de la révision des conditions techniques et économiques du contrat de gestion déléguée, qui a été lancée en 2006 et conclue en mai 2009 par la signature d’un avenant avec l’autorité délégante et l’autorité de tutelle ».

Si le gestionnaire délégué avait résolu le problème pourquoi le conseil de la ville serait-il revenu à la charge ? Apparemment, la hache de guerre n’a jamais été enterrée entre les deux parties. Après la constitution des Commissions de suivi pour les grands chantiers de la ville, Lydec s’est vue encore une fois pointée du doigt. Selon un conseiller communal, « il est temps que la Commune urbaine suive de plus près le travail des délégataires et assure plus de transparence dans sa relation avec eux ». Pour ce faire, certains élus de la ville insistent sur l’importance de la présence des compétences humaines capables de « disséquer » l’activité des concessionnaires et les clauses de leurs contrats.

« Si certains contrats de gestion déléguée n’ont pas été bien négociés ou comportent certaines ambigüités, il ne faut pas s’y plier pour autant », nous confie une source bien informée au sein du Conseil de la ville de Casablanca. Selon la loi, les conseils élus peuvent choisir la forme de gestion de la chose publique qu’ils estiment la plus rationnelle. Toutefois, le manque de formation et d’informations nécessaires achoppe souvent au bon déroulement de cette procédure. « Le contrôle de la gestion déléguée n’en tient pas uniquement au Conseil de la ville. Il faut savoir que ce dossier se plie à plusieurs contraintes et lobbyings », affirme un élu communal. Quoi qu’il en soit, la ville de Casablanca a décidé, après multiples réclamations des conseillers et des citoyens, de mettre en place un nouveau Plan de redressement afin de remédier à une situation « préoccupante », selon un membre du Conseil de la ville. Pour sa part, Lydec promet également de faire appel à un cabinet d’expertise indépendant pour tirer au clair cette affaire.

Rappel d’un ancien audit 

Un arbitrage du ministère de l’Intérieur a permis auparavant d’apaiser le climat tendu entre le Conseil de la ville et la Lydec. Les points de discorde entre les deux parties concernaient le volet de l’investissement et la distribution des dividendes. D’après un rapport présenté aux élus par deux auditeurs, la Lydec aurait attribué à ses actionnaires 560 MDH de dividendes, alors que le montant autorisé est seulement de 28 MDH. Autre point de divergence est la facturation de l’assistance technique. Selon le rapport des auditeurs, la Lydec aurait encaissé 2,5% de son chiffre d’affaires, soit 833 millions DH, au titre de la seule assistance technique.

Toutefois, Lydec a toujours contesté cet audit.

Nadia Ouiddar, LE MATIN

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