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40% des patrons croient en l’efficacité des changements institutionnels 26 février, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales,Economie , trackback

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40 % des patrons marocains croient en l’efficacité des réformes institutionnelles, même si 60 % d’entre eux pensent que la crise pourrait persister en 2012.

Opérés avec une célérité pour le moins inouïe, les changements institutionnels d’envergure pousseraient les plus avertis des opérateurs à scruter l’horizon avec circonspection. Par les temps qui courent, et à la lumière des soubresauts que connaît la conjoncture, l’optimisme devrait rester mesuré. En tout cas, une chose est sûre : le cadre macroéconomique vulnérable et les perspectives de croissance en baisse pour l’exercice 2012 sont autant d’éléments qui pourraient saper le moral des opérateurs au Maroc.

Ce n’est pas tant qu’ils soient enclins à broyer du noir, mais ces opérateurs commencent à se rendre compte d’une évidence : la conjoncture n’est désormais plus «un long fleuve tranquille». En effet, selon un récent sondage réalisé par le CMC (Centre marocain de conjoncture), la déprime qui sévit un peu partout aura fini par exercer un «fort impact» sur le moral des opérateurs nationaux. La crise en Europe, notamment, aurait fortement perturbé le climat des affaires.

 Ils sont environ 60% à estimer que cette crise connaîtra une aggravation plus ou moins forte en 2012, contre seulement moins de 40% qui pensent le contraire. S’agissant du Printemps arabe, les opinions des opérateurs sont nettement plus nuancées. Ainsi, si pour 40% des avis exprimés, ces événements ont été perçus positivement, quelque 27% sont d’un avis contraire et 33% affichent même une attitude d’indifférence. Courant 2012, l’intensité de ce Printemps arabe serait appelée à faiblir pour 56% des opinions exprimées, contre 44% qui pensent que cette intensité se fera sentir avec une acuité plus ou moins forte.

Selon le même sondage, l’approfondissement des réformes intervenues en 2011 aurait suscité l’adhésion de 60% des opérateurs contre seulement 40% qui seraient restés dans une posture attentiste. Les opérateurs sont aussi nombreux à prévoir une accélération dans le rythme des réformes en 2012.

Grosso modo, les investigations du CMC révèlent que le sentiment d’attentisme toucherait 80% des opérateurs, attitude qui s’expliquerait principalement par la persistance de la crise dans les pays partenaires du Royaume et l’accentuation dans les rythmes au plan interne. Quid alors des enseignements de cette enquête ? Pour le CMC, «ce sondage souligne la forte corrélation entre les réalités économiques et la perception des opérateurs privés». Dans ce sens, le poids important accordé à la crise économique s’expliquerait surtout par la place de l’Europe dans la réalité de nos échanges extérieurs (plus de 65%), suivie de bien loin par l’Asie (quelque 20%) et dans une mesure mineure par les Amériques. Les échanges avec l’Afrique et les pays arabes de la Rive-Sud de la Méditerranée revêtent, pour leur part, un caractère presque insignifiant. Le faible impact du Printemps arabe est donc conforme à la faiblesse des échanges enregistrés concernant les différents pays concernés.

Il reste que l’accélération dans le rythme des changements intervenus en 2011 (qui est, pour une large part, l’aboutissement d’un processus entamé voilà plus de dix ans) nécessite malgré tout de la part des décideurs privés un délai d’adaptation afin d’en saisir toutes les implications, «même si ces opérateurs sont convaincus de la nécessité de ces réformes pour impulser un nouveau souffle à la croissance économique».

Qui plus est, selon le CMC, la loi de Finances 2012, document essentiel dans lequel sont spécifiés les voies et les moyens à mobiliser pour la réalisation des objectifs de politique économique en phase avec les exigences du nouveau contexte, n’est toujours pas adoptée… Ce qu’il s’agit de souligner aussi, c’est qu’au plan global, les indicateurs de performances, relatifs à l’exercice écoulé, ne paraissent pas très encourageants. Dépassant les 6% du PIB, les déficits jumeaux des finances publiques et de la balance des paiements seraient synonymes de faibles marges de manœuvre pour les politiques publiques
à venir. 


Un new deal

Si au plan international, et notamment en Europe, le principal fait marquant sont les crises économiques et le poids de la dette (avec leurs effets fâcheux fortement ressentis par les entreprises et par les États eux-mêmes), la région du pourtour sud de la Méditerranée a, quant à elle, vécu des événements d’une autre nature et de grandes portées.

Qualifiés de Printemps arabe, ces événements ont provoqué d’importantes ruptures. Dans ce contexte, le Maroc a accéléré, au plan interne, la dynamique de ses réformes, couronnée par l’adoption d’une nouvelle Constitution. Cette donne a amené le CMC à procéder à la réalisation d’un sondage d’opinion auprès des grands décideurs économiques privés, l’objectif étant de mesurer la perception par ces opérateurs des impacts ressentis en 2011 ou anticipés pour 2012.

Abdelali Boukhalef, LE MATIN

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