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Algérie: la commission de surveillance des législatives présidée par un petit parti 27 février, 2012

Posté par zenatanews dans : Monde , trackback

Mohamed Seddiki, membre d’un petit parti agréé dans les années 90, a été élu président la Commission de surveillance des législatives du 10 mai en Algérie, une première, car elle était jusqu’à présent chapeautée par une personnalité désignée par les autorités, a rapporté lundi le quotidien Al Watan.

Cette commission, créée par la nouvelle loi électorale, comprend un secrétariat permanent composé de « compétences nationales désignées par voie réglementaire », de représentants des partis politiques participant au scrutin et de représentants des candidats indépendants.

Elle avait été installé officiellement le 22 février par le ministre de l’Intérieur Daho Ould Kablia.

Ce parti nationaliste, Ahd54 (en référence à la date du lancement de la guerre d’indépendance contre la France), a été créé en 1991 et dispose de deux députés dans l’assemblée sortante. Il est dirigé par Fawi Rebaïne, candidat aux deux dernières présidentielles où avait été réélu l’actuel chef d’Etat Abdelaziz Bouteflika.

Mohamed Seddiki a été élu avec 12 voix face au représentant du Front de libération nationale (FLN, au pouvoir) Madani Hout, qui n’a recueilli que quatre voix, selon le journal francophone.

Le nombre exact des membres de cette commission sera déterminé une fois connu celui de tous les partis et des candidats indépendants en lice pour les législatives.

Chargée du « suivi et du contrôle des opérations électorales et de la neutralité des agents en charges de ces opérations », la commission sera représentée dans les 48 wilayas (départements) et les 1541 communes d’Algérie.

Pour la première fois depuis l’instauration du multipartisme en 1989, la présidence de cette commission échappe au contrôle de l’administration. Lors des précédents scrutins, sa présidence avait toujours été confiée à une personnalité « non partisane », désignée par les autorités.

En vue de garantir la transparence du scrutin du 10 mai, les autorités algériennes ont en outre créé une commission nationale de supervision des élections composée de 316 magistrats désignés par le chef de l’Etat et qui sera installée officiellement mardi.

Elle recevra les recours des partis et de la commission de surveillance.

Depuis l’instauration du multipartisme en 1989, l’opposition dénonce systématiquement des fraudes électorales en faveur des partis au pouvoir.

AFP

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