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Des tensions internes au sein l’union socialiste des forces populaires 27 février, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales , trackback

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 Le parti de la rose égrène les épines depuis son 6è congrès.

Le président du groupe parlementaire démissionne en raison de divergences avec des députés membres du bureau politique.

Rien ne semble plus marcher au sein de l’USFP (Union Socialiste des Forces Populaires). Le parti qui a décidé de rejoindre l’opposition après les législatives, est aujourd’hui divisé justement sur ce même sujet. En effet, la tension que connaissent les instances internes de l’USFP a fini par gagner également son groupe parlementaire à la chambre des représentants. Ahmed Zaidi qui vient tout juste d’être élu à la tête du groupe parlementaire du parti de la rose quelques semaines auparavant, jette déjà l’éponge.

Ce dernier avait pourtant présidé aux destinés du groupe USFP à la première chambre sans grands soucis durant la dernière législature. Qu’est ce t-il alors passé pour qu’il démissionne aussi rapidement cette fois-ci? Zaidi a fait part dans des déclarations à la presse de son mécontentement vis-vis des positions et comportements de certains membres influents du groupe au parlement qui siègent également au sein du bureau politique du parti. Le retrait du groupe de la séance de vote sur le règlement intérieur de la première chambre, est la goutte qui a fait déborder le vase.

Zaidi a dû assister impuissant au retrait du membre de son groupe sous l’instigation d’un député du parti, avant que le président du groupe lui-même ne se voit contraint de se retirer également.

Colère

Zaidi a en effet, du mal à gérer ses troupes contrairement à la législature passé. Il faut dire que l’actuel législature est marquée par le retour des certains «hommes forts» du parti au parlement notamment Driss Lechguer et Abdelhadi Khairat. Ces noms sont même présentés comme étant les futurs successeurs de Zaidi à la tête du groupe parlementaire de l’USFP.

Des sources internes au sein du parti affirment que Khairat garde un léger avantage sur Lechguer car il sait qu’il peut compter sur le soutien de nombreux parlementaires uspfpéistes. Mais Abdelwahed Radi, premier secrétaire du parti devrait avoir le dernier mot.

D’ailleurs la démission de Zaidi ne pourra pas prendre effet sans la validation par le numéro un du parti. Selon des sources internes, ce dernier s’attache toujours au maintien de Zaidi dans son poste pour ménager toutes les susceptibilités.  D’aucuns affirment que les tensions actuelles au sein de l’USFP reflète plutôt une concurrence aux allures d’une guerre fratricide en perspective du prochain congrès.

Cela fait d’ailleurs plus de deux ans qu’on en parle dans les arcanes de l’«Itiihad »mais les échéances électorales ont retardé sa tenue. Les résultats du parti de la rose dans les dernières élections n’ont rien arrangé du tout. Le parti de la rose pointe à la cinquième position au classement loin derrière des partis comme le PJD (parti de la Justice et du Développement) ou encore l’Istiqlal son ancien allié au sein de la Koutla démocratique.

Ces résultats ont renforcé l’aile qui appelle à l’organisation d’un congrès dans les plus brefs délais. En attendant de connaitre la date, plusieurs courants se disputent le pouvoir et se positionnent en perspective du congrès. Le premier courant est formé par ce qui reste des figures historiques du parti et qui ne sont pas prêtes d’éclipser de sitôt. Le deuxième courant est dominé par une génération intermédiaire qui prétend vouloir relancer le parti afin qu’il retrouve sa force et sa popularité. Une troisième courant qui demeure minoritaire au sein des instances décisionnelles mais qui reste très forts dans les organisations parallèle du parti, se cherche également une place au soleil. Cette concurrence fait aujourd’hui que la majorité des organisations de l’USFP soient paralysées. C’est le cas notamment à la FDT (Fédération Démocratique du Travail), relais syndical du parti. Le Jeunesse Ittihadie est également divisée depuis des mois alors qu’elle était depuis toujours une véritable pépinière fournissant les futurs cadres du parti.


Électrochoc

Certaines figures historiques n’hésitent plus à affirmer que l’USFP a besoin d’un véritable électrochoc pour sortir de la situation dans laquelle il se retrouve actuellement. D’autres responsables vont même jusqu’à appeler au changement de la dénomination du parti. Tous les observateurs de la scène politique et partisane disent pour leur part que l’USFP fait face à une situation déterminante de son histoire.

Les résultats de la confrontation actuelle pourraient même avoir un impact très lourd sur ce parti menaçant même son existence dans le futur. Pour rappel, l’USFP avait conduit en 1998 l’expérience d’alternance. A l’époque, le parti était considéré comme la première force politique du pays et son premier secrétaire Me Abderrahmane El Youssefi avait été chargé de former un gouvernement.      

Mohamed Badrane, LE MATIN

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