navigation

Déficit pluviométrique et gel dans le Gharb : Retard important de croissance des cultures 28 février, 2012

Posté par zenatanews dans : Economie , trackback

Selon l'ORMVAG, l'eau d'irrigation est en quantité suffisante./DR

Selon l’ORMVAG, l’eau d’irrigation est en quantité suffisante./DRLe déficit pluviométrique et la vague de froid enregistrés en février ont entraîné un retard important de croissance et de développement des cultures dans la région du Gharb. Selon l’Office régional de mise en valeur du Gharb (ORMVAG), le déficit pluviométrique s’est élevé, dans la zone de son action, au 20 février dernier, à 44% par rapport à une année normale et à 58% par rapport à la campagne précédente à la même date.

La sécheresse en cours et la vague de froid ont entraîné dans le Gharb, un retard dans la croissance des cultures et dans leur développement, selon l’Office régional de mise en valeur du Gharb.

Les cultures les plus touchées sont la pomme de terre et la canne à sucre. 1.400 hectares de pommes de terre ont été perdus, selon l’ORMVAG qui précise que la superficie de canne à sucre touchée a atteint 14.000 ha où le gel a causé la brûlure des feuilles et l’altération des bourgeons apicoles.

Pour faire face à ces pertes enregistrées dans la filière pomme de terre, l’Etat a entrepris un recensement des agriculteurs touchés pour leur approvisionnement en semences sélectionnées pour la replantation. Ces semences sont subventionnées à un taux de 50%, soutient l’ORMVAG.

Soutien aux agriculteurs

Quant à la filière canne à sucre, les principales mesures prises ont été l’accélération du rythme de récolte afin de pouvoir usiner le maximum de canne avant l’augmentation des températures, l’évaluation de la situation au fur et à mesure de l’avancement de la campagne d’usinage, et le soutien des agriculteurs dont les cannes seraient perdues et non usinables à la fin de la campagne et ce dans le cadre du fonds de garantie des cultures sucrières géré par la profession.

L’avocatier et le bananier ont aussi été touchés par le froid, mais avec un impact moindre, assure l’Office qui soutient qu’une bonne partie de la production a été déjà récoltée (70% pour l’avocatier et 50% pour le bananier).

Pour la production animale, le déficit pluviométrique associé aux basses températures a entraîné un retard de croissance des cultures fourragères et, par conséquent, une augmentation des prix des aliments du bétail notamment la paille dont le prix a dépassé 20 Dh la botte, indique l’ORMVAG.

Cultures irriguées

Qu’en est-il des cultures irriguées? L’Office indique que l’irrigation est en cours et toutes les dispositions sont prises pour la réussite des cultures (betterave, maraîchage, fourrage, agrumes, une partie des céréales…), car l’eau d’irrigation est en quantité suffisante au niveau des barrages.

Au 20 février dernier, le barrage Al Wahda, le plus grand du Maroc, a enregistré 1.877 millions de m3, soit un taux de remplissage de 50,6%, contre 46,6% lors de la campagne précédente. Celui d’Al Kansera contient 184 millions de m3 (83,4% contre 72,1 la précédente campagne) et le barrage d’Idriss 1er, 628 millions de m3 soit 60,4% de remplissage contre 61% pour la précédente campagne.

K.N/MAP

Commentaires»

pas encore de commentaires

Laisser un commentaire

kabylesnet |
John Cena |
RCD-TIMIZART |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Une plume et de l'encre
| Actualités du Maroc et du m...
| Burkina