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98,5% des jeunes sont fiers d’être Marocains 3 juin, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales , trackback

Présentée par Ahmed Lahlimi Alami, haut-commissaire au Plan, la toute nouvelle «Enquête nationale sur les jeunes» permet de mieux cerner la réalité de la jeunesse marocaine d’aujourd’hui.

# Enquête du HCP

L’enquête porte sur un échantillon de 5 000 jeunes âgés de 18 à moins de 45 ans (31% âgés entre 18 et 24 ans, 37% entre 25 et 34 ans et 32% entre 35 et 44 ans). Elle a été réalisée du 21 mars au 5 avril. L’exploitation de l’enquête, en raison du caractère qualitatif des réponses, a demandé une approche patiente et rigoureuse avant de donner lieu aux conclusions dont nous présentons ici les principaux enseignements.

Qui sont ces jeunes ?

60% des jeunes sont citadins et 52% des femmes. Près de la moitié sont mariés: 17% des 18-24 ans et 80% des 35-44 ans. Ils ont en général un faible niveau d’enseignement notamment parmi les femmes et les ruraux.

L’insertion dans la vie active de cette catégorie de la population se caractérise par un faible niveau d’activité notamment parmi les jeunes femmes et un taux de chômage élevé notamment parmi les citadins. Le taux d’activité s’établit à 56%, mais il est trois fois plus élevé parmi les hommes (86%) que parmi les femmes (28,5%) et passe de 44% parmi les 18-24 ans à 62% parmi les 35-44 ans. Le chômage touche globalement 12% de ces jeunes actifs et est trois fois plus élevé parmi les citadins (17%) que parmi les ruraux (5%) et parmi les 18-24 ans (18%) que parmi les 35-45 ans (5,5%). Concernant les jeunes inactifs, ils sont dans trois cas sur quatre des femmes au foyer et dans 21% des cas des élèves ou étudiants.

D’autre part, plus de la moitié des jeunes (54%) vivent au sein du foyer parental. Cette situation concerne plus particulièrement les jeunes de 18 à moins de 25 ans (81% contre 25% des 35-44 ans) et beaucoup plus les hommes que les femmes (67% contre 41%). En outre, il s’agit pour 81% de célibataires, 16% de mariés et 3% de divorcés ou veufs. La précarité en matière d’emploi et de revenu n’affecte cependant pas leur mode d’insertion dans leur milieu familial, seuls 9% de ces jeunes déclarent avoir des difficultés avec leurs parents notamment au sujet de leur performance scolaire, de leur fréquentation sociale ou d’un moindre respect des prescriptions religieuses ou des valeurs traditionnelles. Dans ce cadre, 42% des jeunes célibataires ne pensent pas au mariage, un homme sur deux contre une fille sur trois (31%) et 56% des 18-24 ans contre 25% des 35-44 ans. L’ouverture sur leur environnement passe par la télévision, la radio et l’Internet. 68% des jeunes déclarent regarder la télévision ou écouter la radio de façon régulière. Un peu moins du tiers (30%, 43% des citadins et 10% des ruraux) utilisent l’Internet (14% régulièrement et 16% parfois), principalement pour écouter la musique ou regarder les films (70%), communiquer dans le cadre des réseaux sociaux (62%), chercher les informations (59%) ou pour faire des recherches scientifiques et scolaires (51%). Concernant leurs sources privilégiées pour les informations nationales, près des deux tiers utilisent les médias nationaux (comme Le Matin) tandis que 24% obtiennent ces informations des médias étrangers et 5% des amis et proches.

Quelles sont leurs références culturelles et morales ?

Le patriotisme, la famille et la religion constituent le système de référence des jeunes. La quasi-totalité (98,5%) affirme être fière de leur marocanité. La famille pour 54,6% et la religion pour 24,1% sont considérées comme les choses les plus importantes dans la vie. Viennent par la suite le travail (10,4%), le progrès du pays (8,7%) et enfin les études (2,3% globalement, 7% pour les 18-24 ans contre 0,2% des 35-44 ans). La famille est particulièrement évoquée par les femmes au foyer (65,7%). Deux jeunes sur trois considèrent le mariage comme une valeur de référence pour des raisons de stabilité familiale et le tiers pour des raisons religieuses, 91% considèrent que son succès dépend de la fidélité, et 81% croient qu’avoir des enfants est d’une grande importance pour sa réussite. À côté de ces valeurs, somme toute traditionnelles, d’autres facteurs renvoient à des pratiques plus modernes comme la participation des hommes aux tâches domestiques (39%) et la préservation de la liberté individuelle (30%). La majorité des jeunes croient en l’égalité des chances entre les deux sexes dans les domaines de la scolarisation (81,4%) et de l’emploi (68%). Cependant, seuls 60,5% croient en l’égalité entre sexes en matière d’accès aux postes de responsabilité.

Leurs priorités et leurs inquiétudes

Concernant leurs priorités, l’emploi et l’égalité des chances pour y accéder sont avancés par 96% des jeunes, la réforme de l’enseignement par 83%; l’habitat décent arrive en troisième position des priorités avec 81%, suivi de l’amélioration des services de santé avec 76%. Le respect des droits de l’homme a été évoqué comme priorité par 72% des jeunes et l’élargissement de la liberté d’expression par 62% d’entre eux.
Pour l’avenir, la cherté de la vie (84%), le chômage (78%) et la baisse des ressources (78%) sont les principales préoccupations des jeunes.

Leur participation à la vie publique

Les jeunes Marocains accordent peu d’intérêt à la chose publique. Seul 1% des jeunes adhèrent à un parti politique, 4% participent aux rencontres de partis politiques ou de syndicats, 1% sont membres actifs d’un syndicat, 4% participent à des manifestations sociales ou grèves et 9% participent à des activités de bénévoles. En outre, 36% participent aux élections de façon régulière et 14% de façon non régulière.

Par ailleurs, 58% des jeunes ont grande ou moyenne confiance en la justice (contre 26% qui n’en ont pas), 49% (contre 32%) dans le gouvernement, 60% (contre 24%) dans la presse, 49% (contre 28%) dans la société civile, 37% (contre 42%) dans le Parlement, 26% (contre 60%) dans les collectivités locales et 24% (contre 55%) dans les partis politiques. À noter, dans ce sens, que le niveau de confiance dans les institutions, en général, est relativement plus élevé parmi les jeunes ruraux que parmi les citadins, parmi les femmes que parmi les hommes, et parmi les inactifs, notamment les femmes au foyer, que parmi les chômeurs.

Leur perception des réalités sociales

Les jeunes Marocains s’identifient majoritairement à la classe moyenne, plus d’un jeune sur deux (52%) pense y appartenir contre 46% qui s’identifient plutôt à la classe modeste. Interrogés sur l’évolution de leur niveau de vie au cours des dix dernières années, 45% des jeunes perçoivent une amélioration, 32% une stabilité et 21% estiment que les conditions de vie se sont plutôt détériorées. L’amélioration est perçue par 49% des 18-24 ans contre 43% des 35-44 ans. Quand on les interroge sur les facteurs d’ascension sociale, 79% citent l’ambition et le sérieux et 76% l’éducation. L’appartenance à une famille aisée est également considérée comme déterminante pour 54% alors que l’adhésion politique ou encore l’appartenance ethnique ou régionale ne sont évoquées que par 26% et 16% des jeunes respectivement. Enfin, en terme institutionnel, un jeune sur deux (54,3%) considère que la pratique démocratique s’est améliorée au Maroc.


Pourquoi le choix de la tranche d’âge 18-45 ans ?

Il n’existe pas de définition universelle de jeune en termes de tranche d’âge. Dans cette enquête, cette tranche a été élargie jusqu’à 45 ans, car l’augmentation de l’espérance de vie en raison de la transition démographique que connait notre pays, avec un allongement de l’espérance de vie de 47 ans en 1962 à 74,8 ans en 2010, donne un espace plus large à la notion de jeunesse. Et puis, la population âgée de 18 à 44 ans révolus devient de plus en plus importante dans la population totale. Elle est passée en proportion de l’ensemble de la population de 35,7% en 1982 à 43,6% en 2010 et en volume de près 7,3 millions à 13,9 millions, évoluant au rythme annuel moyen de 2,3%.

Publié le : 3 Juin 2012 – LE MATIN

Commentaires»

  1. Bonjour,

    Je m’appelle Susanna.

    Je viens de visiter votre site zenatanews.unblog.fr et j’aimerais vous proposer une

    collaboration éditoriale.

    Est ce l’adresse correcte?

    Dans l’attente de votre réponse.

    Je vous remercie.

    Susanna

    Répondre

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