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L’industrie de la conserve de poisson cherche un nouveau souffle à l’export 3 juin, 2012

Posté par zenatanews dans : Economie , trackback

# Un des objectifs sectoriels est d’approvisionner la filière de la conserve de poisson à hauteur d’au moins 80% de ses capacités.

L’industrie de la conserve de poisson sort à peine la tête de l’eau. À fin avril, les exportations de la filière affichent une hausse de 32% par rapport à la même période de l’année dernière.

Cette dernière, rappelons-le, s’est clôturée par une chute de 31%.

Les exportations sont passées de 1,2 à 1,59 milliard de DH. Comme à l’accoutumée, la conserve de sardine tire à la hausse les échanges. Elle représente le produit phare qui place le Maroc comme leader mondial sur ce marché et lui attribue une part importante dans les exportations mondiales des produits de la mer.

Mais au-delà de ce facteur, la hausse des exportations est due également à l’approvisionnement qui s’est vu plus régulier. Néanmoins et sur ce dernier point, les professionnels, d’après l’Union nationale des industries de la conserve de poisson (UNICOP), ne se réjouissent pas de cette situation des approvisionnements et la considèrent comme «un déficit structurel».

Selon eux, le secteur n’est approvisionné qu’à hauteur de 50% de sa capacité soit 300 000 à 350 000 tonnes annuellement.

Entre octobre 2010 et fin 2011, le secteur a été touché par une crise d’approvisionnement sans précédent dans l’histoire de l’industrie de la conserve au Maroc. Les chiffres le confirment puisque l’approvisionnement des conserveries en sardines en 2011 a chuté de 35% par rapport à 2010.

Un quota exceptionnel

Après plusieurs échanges entre les opérateurs du secteur et le département ministériel de tutelle, une convention a été signée, en avril dernier, en vue de sauver le secteur. L’accord donne au secteur, à titre exceptionnel pour une durée de 12 mois, un quota de 100 000 tonnes de petits pélagiques.
Dans cette convention, la priorité a été donnée à l’approvisionnement auprès de la flotte de la pêche côtière (lire également encadré) au risque de résilier ledit accord. «C’est une demi-satisfaction.

Le secteur aurait aimé obtenir davantage, vu ses capacités et plutôt en matière fraîche pour une question de disponibilité de bateaux et de coût», est-il indiqué auprès de l’UNICOP. L’Union ajoute qu’une telle opération serait bénéfique pour le secteur si elle pouvait revêtir un caractère pérenne, en attendant la mise en place des mécanismes de la stratégie du Plan Halieutis dont un des objectifs est d’approvisionner la filière de la conserve de poisson à hauteur d’au moins 80% de sa capacité.


Pêche côtière : craintes pour les captures

L’UNICOP sollicite, depuis plusieurs années, l’accès partiel et direct à la ressource tout en s’engageant à prendre toutes les captures usinables auprès de la pêche. «Des requêtes restées sans suite», indique l’Union. Mais bien plus, la convention signée entre les professionnels de la filière et le ministère de tutelle précise explicitement que l’approvisionnement doit se faire en priorité auprès de la pêche côtière et cela au risque de résiliation. Notons, par ailleurs, que le secteur est doté d’une capacité pour traiter le double de ce qu’il reçoit actuellement, soit environ 350 000 tonnes annuellement, exclusivement via la pêche côtière.

Repères
  • L’accord d’avril dernier donne au secteur, à titre exceptionnel pour une durée de 12 mois, un quota de 100 000 tonnes de petits pélagiques.
Publié le : 3 Juin 2012 – Réda Bensaoud, LE MATIN

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