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Le Syndicat Marocain de Théâtre tient son 1er congrès à Mohammedia 3 juin, 2012

Posté par zenatanews dans : Culture , trackback

Le Syndicat Marocain de Théâtre a tenu samedi à Mohammedia son premier congrès national placé sous le thème  »Citoyenneté, Pensée, Créativité : la dignité de l’artiste d’abord ».

Ce congrès de deux jours se tient en présence des représentants de 24 sections du syndicat dans les différentes régions du Royaume, lesquels auront notamment à discuter des moyens nécessaires à la restructuration du théâtre et à définir les conditions morales et matérielles destinées à revaloriser le statut de l’artiste et préserver sa dignité (subvention et carte de l’artiste).

Les congressistes proposeront également leurs visions sur les moyens à même d’impulser une réelle dynamique au théâtre et de rehausser le niveau de la pratique et de la créativité du 4 ème art en insistant notamment sur la nécessité d’associer dans le cadre d’une gouvernance participative les professionnels du métier dans la politique culturelle du pays.

L’ordre du jour comprend également la discussion et l’approbation des statuts du syndicat dont certaines clauses seront modifiées et d’autres introduites. De même, les congressistes, 87 au total, discuteront avant d’approuver le contenu des rapports moral et financier.

Le congrès sera également marqué, le jour de sa clôture dimanche, par le renouvellement des structures du Syndicat à travers l’élection des membres du conseil national, le conseil exécutif, l’instance des sages ainsi que les commissions sectorielles.

Les participants seront également appelés à élire un nouveau représentant à la tête de leur syndicat puisque l’actuel Secrétaire Général a décidé de ne pas se représenter.

D’emblée, le secrétaire Général sortant du Syndicat Marocain de Théâtre, Meskini Sghir, a fait remarquer que ce congrès, se tient dans un contexte particulier et porteur de grandes espérances, surtout après l’adoption d’une nouvelle constitution qui offre un cadre idéal pour la promotion du théâtre national, d’autant qu’elle accorde une place prépondérante pour les arts et la culture. Il n’en reste pas moins, a-t-il souligné, que le nouveau gouvernement, notamment le ministère de la culture est appelé à se concerter avec les professionnels de l’art pour pouvoir définir une politique culturelle à la mesure des énormes défis posés dans les divers champs de l’activité culturelle, en particulier le théâtre.

Après avoir passé en revue les réalisations et l’action sur plusieurs fronts de son syndicat depuis sa création en 2004, notamment la défense du cahier revendicatif et la création de 14 délégations régionales pour être en phase avec les principes de la régionalisation avancée, il a indiqué que le Syndicat Marocain de Théâtre a soumis au ministre de la culture un ensemble de propositions et de revendications portant notamment sur la revalorisation du statut et de la condition de l’artiste ainsi que la subvention accordée aux troupes de théâtre.

Pour lui, il est inconcevable d’exiger d’une troupe de théâtre de faire une tournée dans pas moins dix villes avec seulement une subvention qui ne dépasse pas les 180.00 dirhams, déplorant aussi le fait que la carte de l’artiste reste un simple document qui ne donne droit à aucun avantage notamment en matière de réduction des tarifs de transport routier, ferroviaire, maritime et aérien.
Pour ce dramaturge prolifique et poète à ses heures, il est regrettable que le Maroc, Royaume du théâtre qui compte des comédiens de talent, des dramaturges de renom et d’excellents scénographes, ne dispose pas d’une politique culturelle et théâtrale à la mesure de son riche patrimoine et de la diversité de son répertoire dramatique.

D’ou l’importance de remédier aujourd’hui à cette carence en réalisant le saut nécessaire grâce à une feuille de route qui associe l’ensemble des intervenants, acteurs institutionnels et professionnels de théâtre.

D’autant, tient-il à rappeler, non sans étonnement, que les solutions à toutes les problématiques et les réponses aux vÂœux et revendications des hommes et femmes de théâtre, existent dans le contenu de la lettre Royale adressée par le regretté souverain feu SM le Roi Hassan II aux participants réunis dans le cadre du premier colloque national du théâtre professionnel tenu le 14 mai 1992.

Une lettre Royale qui appelait notamment à la création de troupes régionales, l’attribution par les collectivités locales d’une subvention de l’ordre de 1 pc de leurs recettes, la construction dans les différentes régions du Royaume de salles de spectacle ainsi que la réhabilitation de l’artiste et la revalorisation de son statut au vu de son rôle dans la société.

Pour raviver encore la tradition du théâtre et promouvoir la création dramatique, il a aussi plaidé pour la création d’un festival de théâtre d’envergure internationale qui portera bien haut l’étendard de la création marocaine au-delà des frontières à l’image par exemple du festival de Carthage en Tunisie.

Il a également appelé les télévisions publiques à proposer dans leurs programmes des pièces de théâtre qui reflètent le mouvement et la diversité des expériences et genres dans la pratique théâtrale nationale.

 »Pour exister, le théâtre a besoin d’être vu », dit-il

En s’apprêtant aujourd’hui à passer le témoin après presque huit ans de militantisme à la tête du Syndicat Marocain de Théâtre, Meskini Sghir ne peut pas s’empêcher de lancer un ultime appel pour l’urgence d’un plan de sauvetage du théâtre qui se trouve depuis des décennies dans une phase de  »mort scénique  ».

Fondateur il y de cela plus de 10 ans de la troupe « Théâtre de l’atelier », Meskini Sghir est l’auteur de plusieurs Âœuvres et recueils poétiques parmi lesquels on cite notamment  »le soldat et le sculpteur »,  »le scorpion et la balance » ou encore  »Hikayat Boujemaâ Al Farouj » (l’histoire de Boujemaâ le coq).

Sa dernière Âœuvre en cours de mise en scène par Bousarhane Zitouni porte l’intitulé de  »Moudakiratou Cheika Fatouma » (Les mémoires de la chanteuse populaire Fatouma).

Dans le registre du théâtre de l’enfant, il vient de faire paraître deux Âœuvres,  »Madinat Al Assafir » (la ville des oiseaux) et  »Mouhakamatou Hattab » (le procès d’un bûcheron).

Pour la télévision, il a écrit les scénarios de quatre films, entre autres,  »Sirro Al aârsa » (le secret du verger),  »Al Matmoura » (Le silo) ou encore  »Hikayat Zeroual » (l’histoire de Zeroual).

Poète du Zajal reconnu, Meskini Sghir a déjà publié  »Al Fahm Yefehm » (comprend qui veut),  »Hikayat Jouj Blaghi » (l’histoire de deux babouches) et  »Maata Khatae » (Décédé par erreur).

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