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Les attaques du PPS contre le gouvernement 1 août, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales , trackback

Le tableau de bord de la conjoncture économique, dressé par Nabil Benabdallah, est sombre. Recul net des investissements directs étrangers, faibles réserves en devises qui ne permettent la couverture que de trois mois d’importations. A cela s’ajoutent un déficit commercial aggravé et les charges de la Caisse de compensation. «Nous n’avons pas atteint ces chiffres depuis les années 1980», a souligné le secrétaire général du PPS. Sans parler du problème dans le rythme de réalisation des investissements.

Comment répondre à la crise? Pour le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la ville, qui a ouvert les débats de Ramadan à travers le pays, l’Etat doit poursuivre ses efforts et prendre des mesures à s’inscrire dans le cadre d’un dispositif de relance de l’économie. L’objectif est d’arrêter une série de mesures à prendre pour la prochaine rentrée politique et décider lesquelles introduire dans la prochaine loi de Finances.

Le séminaire gouvernemental, prévu ce mardi, devra ouvrir cette perspective. Au cours de cette rencontre, Nabil Benabdallah a été on ne peut plus clair: «sur la lutte contre la corruption et la prévarication, nous n’avons de leçons à recevoir de personne.

Mais nous constatons que la scène politique est envahie par un discours contre le fassad comme si l’Etat était gangrené par ce fléau. Ce phénomène est dangereux et pousse au repli des investisseurs qui ne sont pas encouragés à investir et de l’administration dont certains hauts fonctionnaires rechignent à signer de crainte de retour de la manivelle». Avec cette sortie, il met de la distance avec ses collègues au gouvernement, particulièrement certains ministres du PJD.

Il enfonce le clou en affirmant que «le gouvernement doit assumer ses responsabilités en mettant en place des dispositions pratiques au lieu de se limiter au discours parfois populiste». Et Nabil Benabdallah d’attirer la sonnette d’alarme: «Attention, il ne faut pas tomber dans l’erreur d’une gestion à court terme. Les attentes des populations sont énormes et la gestion économique nécessite une vision globale et à long terme».

«La gestion technocratique» a été également épinglée. «Il faut éviter de laisser la responsabilité à tel ministre ou tel autre. Ce n’est pas le caractère d’un gouvernement politique sorti des urnes», rappelle Benabdallah. Il manque de vision volontariste commune pour  prendre des mesures ambitieuses.

Pour faire face aux effets de la crise qui impacte plusieurs secteurs, des experts ont conseillé le gouvernement de prendre des mesures d’austérité qui devraient rapporter 20 milliards de DH. Celle de la hausse des prix des carburants en fait partie. Nabil Benabdallah interpelle ses camarades: «Imaginez le résultat si l’ancien gouvernement avait procédé à une hausse pareille, et quelle aurait été la réaction de la rue?».  L’actuel gouvernement bénéficie d’un capital de confiance sans précédent pour mener les réformes nécessaires, comme celle de la Caisse de compensation ou celle des retraites. «S’il ne les entreprend pas, aucun autre ne sera en mesure de le faire sans casse», a martelé Nabil Benabdallah. En abordant la réforme fiscale, le secrétaire général est revenu sur l’Impôt sur la fortune pour lequel il est favorable. Il reste à concevoir sa faisabilité et prévoir des mesures concrètes.

Les retards s’accumulent

Abdeslam Sadikki, membre du bureau politique du PPS, s’en est pris au retard du gouvernement alors que la situation économique et sociale exige des mesures rapides. Pour cet économiste, l’encouragement de la demande intérieure profite aux économies étrangères. 66% des produits de consommation sont importés.

La liste des critiques s’allonge: la lettre d’orientation non envoyée aux ministres, la réforme fiscale sera pour 2013 alors que la prochaine loi de Finances devrait refléter les orientations du gouvernement,… Abdeslam Sadikki a proposé la création d’une banque publique d’investissement.

Pour convaincre, il rappelle que les investissements publics, de 188 milliards de DH cette année, dépassent ceux du secteur privé. Dans le cadre des mesures d’austérité, il propose de réduire de 10% les indemnités des ministres et les salaires des patrons des établissements publics.

M. C. – l’économiste

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