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L’OFPPT paie cher sa paix sociale 3 août, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales , trackback
L’OFPPT paie cher  sa paix sociale

Le chiffre d’affaires de la formation continue dans le cadre des CSF stagne depuis 2008

MALGRÉ une année difficile, ponctuée de conflits sociaux, l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) semble tirer son épingle du jeu. Quatre nouveaux centres de formations ont vu le jour portant ainsi à 303 le nombre total des établissements accueillant plus de 232.000 stagiaires. C’est le bilan présenté mercredi 1er août par Larbi Bencheikh, DG de l’Office, lors du conseil d’administration présidé par Abdelouahed Souhail, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Devant les représentants de l’administration, de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et des salariés, Bencheikh a présenté les réalisations  de l’Office en 2011, dans le cadre du plan de développement, visant la formation d’un million de jeunes à l’horizon 2016. Pour lui, l’exercice  2011 a notamment été marqué par deux grandes opérations de formation menées en partenariat avec l’Office chérifien des phosphates (OCP) et l’Amith.

La première, baptisée «OCP Skills», a permis la formation de 10.000 jeunes parmi les 15.000 ciblés, alors que la seconde prévoit la formation de 20.000 personnes à l’horizon 2012 (dont 10.000 en 2011). Pour l’ensemble de ses activités, l’Office a alloué un budget global de 2.490 millions de DH en progression de 5,5% par rapport à l’exercice précédent. «Et pour la première fois l’OFPPT n’a pas été subventionné par l’Etat», tient à préciser Bencheikh.

Et ce malgré les coûts supplémentaires occasionnés par le règlement du problème d’intégration des contractuels. En effet, des mesures comme l’intégration échelonnée de 2.400 formateurs sous contrats, la suppression des échelles de 1 à 4, le reclassement de 2.700 agents ou encore l’instauration d’une retraite complémentaire, ont nécessité une enveloppe de 300 millions de DH.

«Si l’Office n’a pas été subventionné par l’Etat, c’est grâce aux recettes de la taxe de formation professionnelle (TFP)», souligne pour sa part Abdelilah Hifdi, président de la Fédération nationale du transport routier (FNTR). Or, la TFP doit profiter aux entreprises dans le cadre de la formation continue et non initiale, poursuit-il.

Les représentants des fédérations ont d’ailleurs pointé du doigt la complexité des procédures qui empêchent les PME/PMI d’accéder à ce mécanisme.

Résultat, à peine 1.400 entreprises profitent à ce jour du système des CSF, ce qui reste en deçà des besoins et attentes des professionnels. Un problème que le ministère de tutelle a promis de régler dans les plus brefs délais. A cet effet, une réunion est prévue le 10 août prochain entre les différentes parties concernées pour débloquer la situation.

Par ailleurs, un certain nombre de résolutions ont été adoptées par le CA dont la refonte du système d’orientation en partenariat avec le ministère de l’Education nationale, la mise en place de passerelles entre l’OFPPT et le ministère de l’Enseignement supérieur pour permettre aux diplômés de l’Office d’accéder aux cycles supérieurs.

Rappelons que les grèves des contractuels  ont totalisé plus de 3 semaines de retard dans les cursus. Pour y remédier, l’Office a pris un ensemble de mesures dont un audit d’avancement des programmes par groupe et filière, le prolongement de la durée de formation de 6 semaines et la mise en place d’un système de rattrapage au profit des stagiaires. De même, les dates d’examens ont été reportées au 4 juillet au lieu du 25 mai.

Aziza EL AFFAS – leconomiste

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