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Bilan du programme d’urgence : Les parlementaires interpellent de nouveau El Ouafa 5 août, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales , trackback

Le ministre campe sur ses positions et estime toujours que le bilan est relativement positif malgré les difficultés constatées.

# Le plan n’a pas pu tenir ses promesses.

Le bilan d’évaluation du programme d’urgence pour l’éducation et la formation continue de susciter les débats au sein de la commission de la Chambre des représentants pour l’enseignement, la culture et la communication. Mardi dernier encore, les parlementaires ont appelé à un nouvel examen objectif et global des résultats de ce rapport indépendamment de la tutelle du ministère afin d’identifier les problématiques liées au secteur de l’éducation. «Nous souhaitons qu’une nouvelle évaluation de ce rapport soit faite par une agence indépendante afin de s’arrêter sur les dysfonctionnements qui ont accompagné ce programme d’urgence et d’identifier les points faibles et forts de ce programme. Nous savons aujourd’hui que ce plan n’a pas pu atteindre les objectifs qui lui ont été tracés et répondre aux attentes des employés de ce secteur», indiquent certains parlementaires appartenant à la majorité et à l’opposition au sein de la commission.

D’après les représentants de la nation, il est devenu indispensable d’effectuer une évaluation honnête et scientifique de ce programme afin d’identifier les nouveaux choix à adopter dans ce secteur en se basant sur les priorités actuelles pour l’enseignement.

Faisant état des grandes dépenses déboursées dans le cadre de ce programme en l’absence d’une vision claire pour hisser le secteur de l’éducation et de la formation au niveau des attentes, les députés ont souligné la nécessité d’asseoir une nouvelle politique basée sur de nouvelles priorités identifiées au niveau central et régional et reposant sur une approche participative qui lie la responsabilité à la reddition des comptes et garantit l’implication du corps des enseignants et les représentants de l’administration. «Nous avons constaté que le programme n’a pas pu atteindre ses objectifs malgré le budget énorme qui lui a été réservé.

En dépit de l’existence d’une forte volonté des acteurs dans ce domaine et des ressources financières assez importantes, le plan n’a pas pu tenir ses promesses que ce soit au niveau de la réalisation des infrastructures ou encore l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Ce constat aussi désolant qu’il soit interpelle aussi bien les parlementaires que le peuple et nous pousse à nous demander à qui incombe la responsabilité de cet échec», souligne Rachida Benmasoud, parlementaire au sein de la commission de l’enseignement, la culture et la communication.
Le ministre de l’Education nationale a été également interpellé par les conseillers mardi dernier sur ce sujet.

D’après Mohammed El Ouafa, le bilan est positif malgré le retard accusé dans l’atteinte de certains objectifs. «Il ne faut pas écarter les réalisations enregistrées dans le cadre de ce programme. Au niveau des infrastructures par exemple, il a été procédé à la création et l’extension de plusieurs établissements d’enseignement. Aussi, plusieurs initiatives d’une importance majeure ont été réalisées au niveau notamment de la formation et d’organisation de colloques», indique le chef de ce département.
En attendant donc la fin de ce programme prévue pour décembre 2012 pour procéder à une évaluation plus globale de ce plan d’urgence, le ministère propose la révision des priorités afin de rendre ce programme censé appuyer la réforme de l’enseignement plus efficace.

La version du ministre

D’après le ministre de l’Education nationale, Mohammed El Ouafa, le retard accusé dans l’atteinte de certains objectifs est dû à la diversification des axes et objectifs, ce qui provoque une certaine dispersion.

Selon le même responsable, plusieurs difficultés ont été relevées lors de l’évaluation du rapport, notamment le problème du chevauchement de certains axes dont la réalisation impliquait l’intervention d’autres partenaires. «Quelques axes du programme d’urgence n’ont pas pu être exécutés car le programme dépassait le ministère de l’Education nationale» affirme-t-il.

Le ministre a exposé aussi certaines faiblesses que comporte le programme d’urgence, dont le manque de communication au sein du système éducatif et le rapport entre l’information et les associés (les syndicats et les associations des parents d’élèves).

Publié le : 5 Août 2012 – Jihane Gattioui, LE MATIN

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