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Le monopole sur la publicité du gouvernement algérien, un outil économique pour sanctionner la presse 5 août, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales , trackback

Les autorités algériennes « conservent un monopole sur l’impression et la diffusion de la presse », relève la mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE UE) pour les législatives du 10 mai en Algérie, notant que « le monopole sur la publicité du gouvernement algérien représente un outil économique pour sanctionner la presse privée qui se montre trop critique envers le pouvoir ».

Les autorités algériennes « conservent un monopole sur l’impression et la diffusion de la presse » et « la perception des frais d’impression est parfois utilisée comme arme de pression pour la presse qui se montre trop critique envers les autorités », déplore la mission dans son rapport final présenté dimanche lors d’une conférence de presse à Alger.

« Même si les quotidiens privés +El Khabar+ et +El Watan+ ont fondé une société indépendante d’impression, la plupart des journaux sont imprimés dans les imprimeries nationales. Selon plusieurs interlocuteurs, la perception des frais d’impression est parfois utilisée comme arme de pression pour la presse qui se montre trop critique envers les autorités. Une situation analogue existe en ce qui concerne la distribution des journaux », relève le rapport des observateurs européens dans une partie consacrée aux médias.

« Le monopole sur la publicité du gouvernement algérien représente un outil économique pour limiter ou sanctionner la presse privée qui se montre trop critique envers le pouvoir. Selon plusieurs interlocuteurs, l’Agence nationale de l’édition et de la publicité (ANEP) distribue la publicité des administrations et des entreprises publiques sur la base de degré de complaisance des journaux envers le pouvoir et de leurs lignes éditoriales », lit-on dans le rapport.

Evoquant la censure, le rapport note que bien qu’il n’existe officiellement aucune loi qui concerne la censure, la législation algérienne établit encore des sanctions particulièrement sévères pour la diffamation et les outrages contre les institutions gouvernementales. « Par conséquent, afin d’éviter des répercussions légales, les médias pratiquent souvent un certain niveau d’autocensure », souligne le document.

MAP

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