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Douze accords de réadmission déjà conclus par l’UE 6 août, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales , trackback

L’accord signé avec la Turquie est le plus proche de celui proposé au Maroc. Mais cette dernière a signé des accords similaires avec ses voisins pour répercuter les réadmissions à leur niveau.

visa passeport

L’accord de réadmission que le Maroc et l’UE vont certainement finir par signer, parce qu’il fait partie de l’accord sur le Statut avancé signé en 2008, n’est pas le seul que nos voisins du Nord ont déjà négocié. A ce jour, l’UE compte, en effet, 12 accords de réadmission signés avec des Etats comme la Russie, l’Ukraine, le Pakistan et le Sri-Lanka, les groupes d’Etats comme les pays de l’Europe orientale et les pays des Balkans ou des entités comme Hong-Kong et Macao. La Turquie est le dernier pays en date avec lequel l’UE  a signé un tel accord. C’était le 21 juin dernier. De tous ces accords, c’est celui qui présente le plus de similitudes avec le projet actuellement en négociation avec le Maroc.

Dans les deux cas, le pays concerné est contraint de réadmettre ses propres ressortissants comme ceux des pays tiers ayant transité par son territoire. Constitué de 25 articles, cet accord stipule qu’à «la demande d’un État membre, la Turquie réadmet sur son territoire toute personne qui ne remplit pas, ou ne remplit plus, les conditions d’entrée, de présence ou de séjour applicables sur le territoire de cet État membre». Peu importe que cette personne soit de nationalité turque, d’un pays tiers, un apatride ou un mineur. Avec un avantage toutefois pour la Turquie. Contrairement au Maroc qui n’a signé aucun document avec son voisin de l’Est dont notamment l’Algérie, par lequel transite le plus grand nombre de clandestins subsahariens vers le Maroc, la Turquie avait signé un accord de réadmission avec la Syrie, la Russie, la Bosnie Herzégovine et d’autres pays.

Et comme pour le Maroc, l’Union européenne n’a pas présenté de contrepartie concrète. La Turquie a toutefois su monnayer l’admission des ressortissants non turcs par une révision du régime des visas pour ses ressortissants, devant aboutir à leur suppression. Pour ce pays, «il s’agit d’une étape majeure dans le processus visant à abolir le régime injuste des visas appliqué aux citoyens turcs par les Etats membres de l’UE». Toutefois, la suppression des visas n’est pas pour demain, précise-t-on. Ankara va en effet devoir se soumettre à un certain nombre de conditions. L’accord avalisé, le 21 juin, par les Etats européens engage un processus qui sera très long, et durera plusieurs années. Autant dire que même si l’UE et le Maroc arrivent à un accord, ce n’est pas demain que les files de demandeurs de visas vont disparaître devant les portails des consulats européens.

Tahar Abou El Farah. La Vie éco

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