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Crise économique : Les mesures proposées par le gouvernement 8 août, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales,Economie , trackback

Le gouvernement propose des mesures à court et moyen termes pour contrecarrer les répercussions de la crise internationale sur l’économie nationale.

# Nizar Baraka tient à rassurer les parlementaires.

Les deux ministres du département de l’Économie et des Finances discuteront ce soir avec les députés de la Commission des finances les nouvelles mesures qui seront prises par le gouvernement pour contrecarrer les aléas de la conjoncture économique internationale.
L’argentier du Royaume Nizar Baraka tient à rassurer les parlementaires qui ont affiché leurs inquiétudes face aux indicateurs qu’il a présentés la semaine dernière.

Pour pallier la baisse des avoirs extérieurs, quelques mesures seront prises à court terme pour préserver le chiffre de 140 milliards de dirhams, soit quatre mois. Il s’agit de veiller à la mobilisation des financements extérieurs existants, de recourir au marché financier extérieur (un montant entre 0,7 et 1 MMDH), de mettre en œuvre des dispositions juridiques au profit de la production nationale et des petites et moyennes entreprises, d’accélérer le rythme de rassemblement des récoltes céréalières…

Le gouvernement met en avant l’ouverture par le FMI d’une ligne de crédit de précaution de 6,2 milliards de dollars en faveur du Maroc afin de protéger le pays contre les chocs extérieurs en provenance notamment de la zone euro.

Sur le moyen terme, le gouvernement s’assigne pour objectif d’améliorer la compétitivité de l’offre exportatrice. Ce dessein se réalisera à travers l’accélération du rythme des plans stratégiques notamment ceux destinés à l’exportation et de la mise en œuvre et de l’exploitation des agropoles et des zones industrielles intégrées ainsi que l’encouragement des nouveaux métiers internationaux. La compétitivité du produit marocain sera promue en baissant le coût de production et mettant à niveau les ressources humaines. Les produits marocains seront soutenus pour préserver la part du Maroc dans les marchés extérieurs. On misera aussi sur de nouveaux marchés notamment les pays maghrébins et africains.

Le gouvernement veillera au développement du système marocain d’assurance des importations. De nouvelles mesures seront mises en œuvre pour assurer les investissements afin d’accéder à de nouveaux marchés notamment africains.

Toujours à moyen terme, l’exécutif s’engage à limiter la croissance des importations en réduisant le contenu de celles-ci dans les projets d’investissement étatiques et les achats publics à travers l’inscription de cette obligation dans les cahiers des charges des appels d’offres. Les mesures de protection commerciale susceptibles de réduire la croissance des importations qui nuisent au produit national (dumping) seront activées. La mise en œuvre du programme d’efficacité énergétique sera accélérée.

Un autre objectif est tracé à moyen terme : l’amélioration de l’attractivité des investissements étrangers et l’augmentation du degré de son profit. Afin d’atteindre ce but, le gouvernement promet de déployer tous les efforts dans le cadre de la mise en œuvre des politiques sectorielles y compris les politiques industrielle, agricole et énergétique.

Par ailleurs, pour maitriser le niveau du déficit, il s’agit de continuer la politique de rationalisation des dépenses au niveau de l’administration publique notamment les dépenses de fonctionnement et celles de réalisation des études tout en veillant à l’exploitation collective des moyens disponibles. La programmation de l’investissement doit être liée au niveau des réalisations ainsi que de la nécessité de présenter des programmes avec des objectifs, des coûts et des délais clairs.

Les mêmes mesures seront appliquées au niveau des établissements publics. En bref, l’idée, selon le département de l’Économie et des Finances, est «de mettre l’efficacité au cœur des dépenses publiques pour répondre aux exigences de la réforme de la loi organique des finances».


Les députés inquiets

Les députés devaient discuter hier les nouvelles mesures proposées par le gouvernement pour contrecarrer les aléas de la conjoncture internationale. La réunion de la Commission des finances a été ajournée à ce soir. Les parlementaires de l’opposition qui ont adressé des critiques acerbes à l’argentier du Royaume, lundi dernier, vont mener des débats animés en commission. Le député du PAM Younes Skouri déclare au Matin que la situation est inquiétante et que le gouvernement est loin d’être dans une logique d’anticipation. «L’annonce des indicateurs n’a été faite que lorsque le gouvernement avait déjà fait sa demande au FMI», relève-t-il, tout en signalant la nécessité de maîtriser les investissements publics en les injectant de façon qui permettra de donner une visibilité à l’entreprise. Il appelle à la formation d’une commission interministérielle d’urgence pour centraliser le pilotage et le suivi de tous les marchés de l’État dans le cadre d’une politique volontariste.

 Jihane Gattioui, LE MATIN

Commentaires»

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