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Exercice 2011 : Le rapport de Bank Al-Maghrib rassure sur les fondamentaux de l’économie 11 août, 2012

Posté par zenatanews dans : Economie , trackback

La résilience de l’économie nationale et ses capacités à maintenir le cap en dépit des difficultés à l’international est confirmée une nouvelle fois. Le rapport de Bank Al-Maghrib sur l’exercice en donne un important éclairage, notamment en matière de croissance, de maîtrise de l’inflation, de soutien à l’équilibre budgétaire et de rationalisation des dépenses publiques.

# La compétitivité, notamment à l’international, reste un facteur essentiel de croissance et de diversification pour l’outil productif.

L’économie nationale a réalisé des résultats globalement positifs en 2011, reflétant la vigueur de la demande intérieure, et ce, malgré une conjoncture extérieure difficile et un environnement perturbé. C’est l’un des grands enseignements qui ressortent du rapport de l’Institut d’émission sur la situation économique, monétaire et financière du Royaume, au titre de l’année 2011 (53e exercice de l’Institut), présenté devant S.M. le Roi
Mohammed VI le 9 août dernier à Casablanca par le wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri.

L’inflation reste contenue à 0,9%

Dans ce rapport, il est souligné, entre autres, que le produit intérieur brut (PIB) s’est accru de 5%, contre 3,6% en 2010, en relation avec les bonnes performances du secteur agricole et l’augmentation significative de la valeur ajoutée des activités non agricoles.

Dans ces conditions, l’inflation est restée maîtrisée, en se stabilisant à 0,9% malgré le renchérissement des prix internationaux des matières premières et à la faveur de la poursuite de la politique de soutien des prix. S’agissant des Finances publiques, il est à noter que la progression significative des dépenses courantes a négativement impacté la situation budgétaire, le déficit ayant atteint près de 7% du PIB, en dépit de la hausse des recettes fiscales. La détérioration du déficit du compte courant de la balance des paiements a, dans ce contexte, engendré une nouvelle contraction des réserves de change.

Parmi les grands enseignements du document de la Banque centrale, les résultats de l’économie nationale en 2011 sont globalement attribuables, d’une part, aux réformes structurelles entreprises au cours des deux dernières décennies, ce qui a permis de renforcer la capacité de notre économie à diversifier ses sources de croissance, et d’autre part, à l’adoption d’une politique de gestion macro-économique prudente. Toutefois, indique le rapport, les défis considérables auxquels l’économie nationale est confrontée requièrent la consolidation des efforts pour en accroître la compétitivité et réduire la dépendance vis-à-vis de la demande intérieure. Ces deux facteurs devraient renforcer les équilibres fondamentaux interne et externe et les préserver à moyen terme pour que le Maroc conserve son rang au niveau des notations internationales et son positionnement parmi les pays émergents. Il faut rappeler aussi, dans ce contexte, l’accélération du rythme des réformes structurelles, la priorité devant être accordée aux rigidités structurelles qui affectent plusieurs domaines transverses fondamentaux.

Soutenabilité budgétaire

Pour ce qui est de la soutenabilité budgétaire à moyen terme, une réduction des dépenses courantes en pourcentage du PIB s’annonce inévitable dans la mesure où le ratio des recettes par rapport au PIB ne pourra pas être significativement relevé sans préjudice pour l’activité économique. Les augmentations salariales catégorielles, opérées ces dernières années, ainsi que l’alourdissement sans précédent des charges de compensation, sont en grande partie à l’origine de la détérioration de l’épargne publique, qui réduit l’espace budgétaire pour l’investissement de l’État. À plus long terme, si la réforme de la fonction publique constitue le chantier structurant pour améliorer l’efficacité de l’administration et réduire le poids de la masse salariale, la priorité à court terme passe par la maîtrise des effectifs et la modération salariale. Pour leur part, les dépenses de subvention, qui font peser d’énormes incertitudes sur le Budget, devraient faire l’objet d’un plafonnement dès 2012, en cohérence avec l’objectif de maintien de la soutenabilité budgétaire à moyen terme. La réforme en profondeur et graduelle de ce dispositif, qui devient inéluctable, devra viser nécessairement l’amélioration de son impact en matière de réduction de la pauvreté et des inégalités.
Par ailleurs, précise le document de Bank Al-Maghrib, d’importants efforts sont également nécessaires pour rationaliser l’investissement du secteur public afin d’en développer l’efficience. En effet, les données disponibles, en comparaison avec les performances de plusieurs pays émergents et en développement, montrent que l’investissement, notamment du secteur public, qui a été très dynamique au cours de ces dernières années, n’est pas suffisamment productif.

Autre registre sur lequel insiste le rapport 2011 de l’Institut d’émission : l’ouverture extérieure. En effet, pour tirer davantage profit de cette ouverture, l’évolution vers un régime de change plus flexible paraît souhaitable. Cette option appellera, selon Bank Al-Maghrib, l’adaptation du cadre d’une politique monétaire qui pourrait évoluer vers un régime de ciblage d’inflation si les prérequis sont assurés, notamment le maintien de la soutenabilité budgétaire à moyen terme et un système financier solvable et résilient.

Le succès de cette évolution du régime de change est conditionné par une bonne préparation de tous les acteurs concernés qui doivent bien en mesurer les enjeux et en maîtriser les aspects opérationnels. En complément, de nouvelles étapes dans l’assouplissement de la réglementation des changes sont à franchir, le pays accusant un certain retard en matière d’ouverture du compte capital par rapport à ses principaux concurrents.

Au terme de la présentation du rapport devant le Souverain, Abdellatif Jouahri a réaffirmé la détermination Bank Al-Maghrib à accompagner le train des réformes et à contribuer à leur succès. Il a souligné notamment que l’institution continuera à améliorer l’efficacité de la politique monétaire et son adaptation à l’ouverture accrue de l’économie marocaine, œuvrera au renforcement de la solidité du système bancaire en vue d’accroître son rôle dans le financement de l’économie, y compris les PME et les TPE, et poursuivra l’amélioration de l’accès aux services bancaires.


Provisions : les banques invitées à plus de vigilance

Le système bancaire et financier national est resté solide et résilient malgré une conjoncture plus difficile en 2011. Le ratio moyen de solvabilité des banques sur base consolidée s’est, en effet, maintenu à 12,4% à fin décembre 2011, contre 12,7% en 2010. Le taux des créances en souffrance s’est stabilisé à 4,7%, recouvrant toutefois une dégradation de la qualité du crédit bénéficiant à certains secteurs, notamment la promotion immobilière, le tourisme et le transport maritime. Bank Al-Maghrib a, en conséquence, demandé aux banques de rehausser les provisions pour la couverture de ces risques sectoriels.

Avec MAP, LE MATIN

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