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Exercice 2011 : La rigueur a prévalu dans la conduite de la politique monétaire 12 août, 2012

Posté par zenatanews dans : Economie , trackback

# Le Conseil de Bank Al-Maghrib s’est réuni quatre fois pendant l’exercice 2011 pour trancher sur des questions cruciales.

Lors de ses quatre réunions tenues au cours de l’année 2011, le Conseil de Bank Al-Maghrib a décidé de maintenir le taux directeur à 3,25%, compte tenu d’un contexte caractérisé par l’absence de pressions inflationnistes sur les prix à moyen terme. Les conditions conjoncturelles au plan international ont, en effet, montré une dégradation de l’activité à partir du deuxième trimestre et une persistance des incertitudes sur les principaux marchés financiers, en particulier dans la zone euro, en relation avec une montée des difficultés sur la dette souveraine de certains pays.

Absence de risques inflationnistes

De leur côté, les appréciations relatives à l’orientation de la demande interne ont fait ressortir la faiblesse des pressions inflationnistes, avec notamment une modération de l’écart de production non agricole ; un écart monétaire resté à un niveau négatif, ainsi qu’une évolution du crédit en ligne avec sa tendance de moyen terme.

Au niveau opérationnel, les interventions de la Banque centrale sur le marché monétaire ont permis de maintenir le taux interbancaire à un niveau proche du taux directeur. Elles ont continué d’être principalement menées par le biais des avances à 7 jours sur appels d’offres et, dans une moindre mesure, à travers des instruments de réglage fin et des opérations de pension à terme plus long.

Les évaluations de la situation économique, monétaire et financière par le Conseil de la Banque centrale en 2011 ont fait ressortir une absence de risques inflationnistes à moyen terme, l’amenant à maintenir le taux directeur inchangé à 3,25% tout au long de l’année. Lors de ses deux premières réunions, le Conseil a noté que la croissance dans la zone euro est restée modérée, en dépit de l’amélioration graduelle de la conjoncture au plan international. Au niveau interne, les évolutions anticipées de l’écart de production non agricole ne laissaient pas apparaître de risques inflationnistes. En outre, le rythme de progression de la masse monétaire et les perspectives d’évolution du crédit bancaire se sont inscrits dans leur tendance de moyen terme. Ainsi, l’écart monétaire est demeuré à des niveaux négatifs, mais proches de zéro. Dans ce contexte, la prévision d’inflation est restée en ligne avec la stabilité des prix, tandis que la balance des risques a été légèrement orientée à la hausse, reflétant principalement l’incertitude entourant les prix des matières premières sur le marché international.

Quid des liquidités des banques ?

À l’occasion de sa troisième réunion, le Conseil a de nouveau relevé l’absence de pressions inflationnistes aussi bien d’origine interne qu’externe, avec notamment un écart de production non agricole quasiment nul et des rythmes de progression du crédit et de la monnaie proches de ceux observés lors des deux premiers trimestres. Parallèlement, l’environnement externe a été caractérisé par des perspectives négatives de la croissance dans les principaux pays partenaires et par conséquent de la demande étrangère adressée au Maroc, ce qui a impacté à la baisse la balance des risques entourant les prévisions d’inflation.

Au cours de sa dernière réunion, le Conseil de la Banque a noté les signes de diffusion du ralentissement de l’activité chez les principaux partenaires du Royaume vers l’économie nationale, notamment au niveau des principales rubriques de la balance des paiements. Sur cette base, la prévision d’inflation a été diminuée et la balance des risques est restée orientée vers le bas. Au plan opérationnel, compte tenu du caractère durable du besoin de liquidité des banques ainsi que des prévisions des facteurs de liquidité, le Conseil de la Banque a décidé, à l’occasion de sa réunion de septembre 2011, de procéder à des opérations de pension à terme plus long. S’inscrivant dans le même contexte des quatre dernières années, la situation de liquidité bancaire en 2011 a été marquée par la persistance du déficit des trésoreries bancaires, reflétant l’impact restrictif des facteurs autonomes. Ces derniers traduisent à leur tour les effets de la situation macroéconomique, notamment la contraction des réserves de change liée à la détérioration des comptes extérieurs, ainsi que le comportement des agents économiques non financiers, en matière de retrait de la monnaie fiduciaire. Dans ce contexte, la position structurelle des liquidités des banques, appréhendée en moyenne des fins de semaines, est revenue d’un solde positif de 9,5 milliards de DH en 2010 à un déficit de 1,1 milliard de DH en 2011.

Cette évolution résulte d’un effet restrictif des facteurs autonomes de liquidité, particulièrement les avoirs extérieurs nets de Bank Al-Maghrib et la circulation fiduciaire. Parallèlement, le montant du déficit des trésoreries bancaires s’est établi, en moyenne de fins de semaines, à 22,6 milliards, soit une baisse de 3,8 milliards de DH par rapport au niveau enregistré en 2010. Le repli est attribuable essentiellement à la décision d’exclure les comptes sur carnets auprès des banques de l’assiette de calcul de la réserve monétaire, dont le taux a été maintenu à 6%. De fait, le besoin de liquidité des banques s’est élevé à 23,7 milliards de DH en moyenne des fins de semaines, au lieu de 16,9 milliards une année auparavant. n
(Source : Bank Al-Maghrib, rapport 2011).

Publié le : 12 Août 2012 – LE MATIN

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