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Parlement: L’opposition en rangs dispersés 29 août, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales , trackback
Parlement: L’opposition en rangs dispersés

Abdelilah Benkirane, Chef du gouvernement, a réussi à assurer une coordination entre les membres de sa majorité, contrairement aux formations de l’opposition qui avancent à pas dispersés. Ce qui a eu un impact négatif sur leur action de contrôle du gouvernement

DEPUIS son installation à la tête du gouvernement, Abdelilah Benkirane et certains membres de son équipe sont devenus de véritables stars médiatiques, damant ainsi le pion aux partis de l’opposition, qui se sont retrouvés piégés par la nouvelle approche de communication du Chef du gouvernement.
Durant les 8 premiers mois du gouvernement conduit par le PJD, l’opposition n’a pas réussi à prendre le dessus, en dépit du nouveau statut qui lui a été accordé par la Constitution. Car, la majorité a réussi là où l’opposition continue à traîner le pas. En effet, «les composantes de la majorité ont réussi à coordonner leur action, en dépit de leurs contradictions», concède Abdellatif Ouahbi, chef du groupe du PAM à la Chambre des représentants. Cela s’explique, selon lui, par le fait que «les partis de la majorité se réunissent autour d’intérêts, alors que ceux de l’opposition cherchent à se réunir autour de conceptions».

Pour l’instant, les formations de l’opposition ne se sont mobilisées en bloc que rarement, à l’occasion de certains dossiers, comme celui de la hausse du prix des carburants. Mais cela se limite à des mouvements tactiques, loin de toute stratégie de concertations stratégiques, basée sur une conception commune face aux décisions du gouvernement. Pourtant, beaucoup de facteurs jouent en faveur de la mise en place d’un pôle fort au niveau de l’opposition. En tête, la concordance du référentiel idéologique. Car, «nous avons en commun un référentiel démocratique moderniste». Celui-ci pourrait constituer une base pour le rapprochement de ces forces, du moins au niveau parlementaire. Mieux, le député du PAM estime que «la coordination doit être d’abord au niveau politique, entre partis, pour qu’elle soit mieux véhiculée via les groupes parlementaires». Cependant, les formations de l’opposition ne semblent pas prêtes à s’engager sur ce chemin, et chacun préfère faire cavalier seul. Le PAM et le RNI, principaux fondateurs du fameux G8, n’ont pas maintenu la même cadence de concertations.

L’USFP, de son côté, a relancé ces derniers mois le chantier de la réunification de la gauche. Cet éclatement des forces de l’opposition a impacté négativement son action au niveau parlementaire. Le gouvernement s’est retrouvé plus en difficulté devant la Chambre des conseillers que devant celle des représentants. L’opposition, il est vrai, est présente en force au niveau de la 2e Chambre.

Chez les députés, Benkirane a fait face à quelques interventions tonitruantes de certains chefs de groupes comme Ahmed Zaidi de l’USFP, ou Abdellatif Ouahbi du PAM. Toutefois, le chef du gouvernement a souvent réussi à esquiver les coups avant de contre-attaquer. Une attitude qui ne semble pas du goût des partis de l’opposition.

Certaines formations, comme l’USFP, déplorent l’approche adoptée par le chef du gouvernement dans sa relation avec l’opposition. La députée Usfpéiste Hasnaa Abou Zaid a estimé, dans une chronique publiée hier sur le journal du parti, qu’il s’agit «d’une véritable crise politique». Pour elle, «le langage de crise a pris le dessus sur celui de la normalisation démocratique, au point où la différence s’est transformée en hostilité, et la critique en attaque». La députée sahraouie a déploré que «le gouvernement n’accepte pas de faire face à une opposition, au contrôle ou au suivi».

Un constat partagé par Ouahbi qui estime que «la mentalité de dirigisme a freiné l’élan de l’opposition qui n’a pas réussi à mettre en œuvre le nouveau rôle qui lui a été accordé par la Constitution. La culture de l’opposition reste faible chez les membres de l’exécutif». Toutefois, «nous avons essayé de donner une valeur constitutionnelle à notre action, en adoptant une approche constructive dans le cadre de l’action parlementaire», a-t-il ajouté.

Bilans

LES partis de l’opposition «ont participé de façon positive dans l’action législative, que ce soit au niveau du vote favorable des textes que nous avons estimé nécessaires, ou de la présentation de propositions de lois pour enrichir l’arsenal juridique du pays», fait-savoir Ouahbi. Aujourd’hui, les formations de l’opposition s’apprêtent à dévoiler leurs bilans respectifs, à partir de la semaine prochaine. C’est le PAM qui va ouvrir le bal, en attendant que les autres partis lui emboîtent  le pas.

leconomiste

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