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Lettre de cadrage : Les contours du projet de loi de Finances 2013 30 août, 2012

Posté par zenatanews dans : Economie , trackback

Abdelilah Benkirane a paraphé, lundi dernier, la lettre de cadrage, qui dessine les contours du projet de loi de Finances au titre de l’exercice 2013. Celle-ci a été également distribuée à l’ensemble des départements, qui devront remettre leurs propositions au début du mois prochain.

# Le cadrage de Benkirane ne prévoit ni objectifs chiffrés ni hypothèses.

La lettre de cadrage du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, fixant les orientations générales du budget, pour la préparation de la loi de Finances, est finalement validée et envoyée aux membres du gouvernement. Il s’agit en fait de la première lettre d’orientation de Benkirane.

Le cadrage de la loi de Finances 2013 se base sur trois grandes orientations. Selon Idriss Azami, ministre chargé du Budget, «pour fixer les orientations devant guider la préparation de la loi de Finances 2013, nous sommes partis, d’une part, du contexte international actuel et, d’autre part, des directives contenues dans le programme gouvernemental». En effet, se référer au contexte international est capital pour dessiner les contours d’une loi de Finances, surtout pour une année qui s’annonce ardue. Aujourd’hui, l’environnement international demeure toujours entaché d’une économie fragile et incontrôlable et d’une volatilité des prix des produits alimentaires et énergétiques. Une situation qui rend les marchés imprévisibles.

Pour le contenu, la lettre de cadrage de Benkirane s’articule autour de trois axes. Le premier vise à améliorer la compétitivité de l’économie nationale et à soutenir l’investissement et l’emploi. Sur ce volet, l’amélioration du climat des affaires et des investissements ainsi que celle afférent à la productivité des entreprises, notamment les PME sont toujours érigées en tête des priorités de Benkirane. Quant à l’emploi, l’épineuse question, le ministre chargé du Budget a déclaré au «Matin» qu’il sera question d’attirer des investissements créateurs d’emploi, d’accorder davantage intérêts aux TPE. À rappeler que les TPE demeurent les seules structures qui ne bénéficient pas de programmes de soutien. L’encouragement de l’auto-emploi et l’accompagnement en matière de financement et de formation ne sont pas en reste.

Le deuxième axe de la lettre de cadrage se focalise sur la réduction des disparités spatiales et sociales. L’idée est d’atténuer les inégalités sociospatiales pour favoriser une croissance économique à travers tout le territoire.

Le dernier volet sur lequel se penche le cadrage de Benkirane est afférent aux réformes structurelles. La reforme de la loi organique des Finances caracole en tête de liste. Déjà, le débat autour de cette réforme est ouvert au Parlement. Une commission technique comprenant les membres de la commission des Finances et ceux du gouvernement est mise en place pour débattre et examiner la mouture ficelée par Idriss Azami. À l’heure actuelle, les groupes parlementaires devront remettre leurs mémorandums et propositions d’amendement à la commission afin de relancer le débat, a indiqué M. Azami, et ce avant de déposer le texte de la réforme dans le circuit législatif ordinaire. Outre la refonte de la loi organique des Finances, la réforme de la compensation et celles des retraites sont inscrites à l’agenda 2013 de l’exécutif.

Aux trois grandes orientations, vient s’ajouter le rétablissement des équilibres macroéconomiques en 2013. L’une des priorités sur lesquelles table son programme gouvernemental, et qui s’avère maintenant plus que jamais nécessaire. Le cadrage de Benkirane ne prévoit cependant pas des objectifs chiffrés ou des hypothèses. Le chef du gouvernement reste sur ses gardes quant à la fixation des objectifs chiffrés. Ainsi, le mieux est de ne pas se baser sur des hypothèses qui peuvent changer, vu les incertitudes qui planent sur l’économie mondiale. L’objectif est d’être plus réaliste.


La machine est lancée

Le ministère de l’Économie et des Finances a du pain sur la planche. Les cadres de son département se penchent sur la préparation de la loi de Finances au titre de l’exercice 2013. Des réunions se sont succédé de manière soutenue pour accélérer les travaux. Dans ce sens, les travaux techniques ont déjà commencé avec l’ensemble des départements. Et c’est le département d’Idriss Azami, ministre chargé du Budget qui s’en occupe. Des réunions sont prévues (première semaine de septembre) entre la direction du Budget et celles chargées des affaires financières des départements ministériels. Elles concernent l’arbitrage technique. Ce dernier sera suivi d’un arbitrage politique au niveau ministériel et celui du chef du gouvernement, en dernier recours, à défaut d’un consensus.

Soumaya Bencherki, LE MATIN

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