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Commerce extérieur : Mesure antidumping décrétée contre le contreplaqué chinois 1 septembre, 2012

Posté par zenatanews dans : Economie , trackback

Constatant des importations massives du contreplaqué chinois écoulé sur le marché national à des prix anormalement bas, causant un dommage à la production nationale, le ministère a décidé d’appliquer une mesure antidumping pour une durée de 5 ans de l’ordre de 25 % à ces importations.

# Le Maroc protège sa production du contreplaqué contre le dumping.

La production nationale du contreplaqué souffre et c’est la faute au produit chinois importé massivement et écoulé sur le marché national à des prix anormalement bas. C’est du dumping et il faudra prendre des mesures pour réparer le préjudice causé à la production locale. Le verdict final du département du Commerce extérieur est catégorique. Les producteurs chinois de ce produit qui ciblent le marché marocain font bel et bien du dumping, qui est une pratique commerciale déloyale et interdite par les règles du commerce international. Il s’agit de vendre à l’export, en l’occurrence au Maroc, un produit à un prix inférieur à sa valeur normale, dans le but d’éliminer les concurrents du marché pour ensuite relever les prix une fois le marché est totalement acquis.

Concrètement, le Maroc appliquera une mesure antidumping définitive pour une durée de 5 ans de l’ordre de 25 % sur les importations de contreplaqué originaires de la Chine relevant des positions douanières bien précisées par l’avis du département du Commerce extérieur.

Pour arriver à cette conclusion et la décision qui en découle, il a fallu plus de 15 mois, la durée qu’a nécessité une enquête antidumping sur le contreplaqué importé en provenance de la Chine. Cette enquête, dont l’objet est de prouver l’existence du dumping et la nécessité d’appliquer des mesures pour y faire face, a été lancée par le ministère de tutelle début mai 2011, suite à une requête formulée à ce sujet. Celle-ci, rappelons-le, a été adressée au ministère le 23 mars 2011 par un opérateur, en l’occurrence Cema Bois de l’Atlas (CBA). Mais, étant donné qu’il est l’unique producteur de contreplaqué au Maroc, il est considéré représenter l’industrie plaignante.

Il est passé à l’acte après que sa situation s’est nettement détériorée, notamment entre 2006 et 2010, comme le font ressortir plusieurs indicateurs. Il s’agit en premier lieu d’une perte de parts de marché en faveur des importations en provenance de la Chine. De même, les prix de vente du contreplaqué fabriqué localement ont connu une sous-cotation et une baisse du fait des prix trop bas des importations de contreplaqué de la Chine.

Ce qui a inhibé le producteur national qui n’a pas pu procéder à l’augmentation de ses prix de vente pour couvrir ses coûts de production à cause de l’augmentation importante des importations en dumping au cours de cette période.

Autres manifestations du dommage causé par les importations massives au produit local, la production, l’utilisation des capacités de production et l’emploi ont enregistré des baisses importantes au cours de la période considérée, la variation des stocks a connu une hausse témoignant de l’accumulation de stocks.

La rentabilité et le rendement des investissements ont également manifestement baissé au cours de la période considérée témoignant d’une situation de perte de CBA.

Par ailleurs, il est à noter que pour prendre cette décision, le département du commerce extérieur a pris la précaution de se conformer aux dispositions de l’article VI du GATT 1947 ainsi que l’Accord antidumping de l’OMC (Organisation mondiale du commerce), dont le Maroc est membre depuis sa création.

Il est à rappeler que c’est au Maroc que l’OMC a pris naissance. Elle est née le 1er janvier 1995 des dispositions de l’Accord de Marrakech signé le 15 avril 1994, au terme d’un cycle de négociations (Uruguay Round) ayant duré près de huit ans.


Détermination de l’existence d’un dumping

Selon le département du Commerce extérieur, un produit importé fait l’objet d’un dumping si son prix à l’exportation vers le Maroc est inférieur à sa valeur normale, c’est-à-dire inférieur à son prix de vente dans le marché domestique de l’exportateur ou en absence de ce prix, au prix de vente dans un pays tiers ou au coût de production dans le pays d’origine majoré d’un montant raisonnable couvrant les frais d’administration et de commercialisation et les frais de caractère général et une marge bénéficiaire.

L’initiation d’une enquête se fait sur la base d’une requête à déposer auprès du département du commerce extérieur par la branche de production nationale concernée.

Lahcen Oudoud, LE MATIN

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