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Enseignement supérieur : Daoudi prépare déjà la rentrée 2013-2014 1 septembre, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales , trackback
Enseignement supérieur Daoudi prépare déjà la rentrée 2013-2014

Le ministre de l’Enseignement supérieur prévoit de répertorier l’ensemble du corps enseignant dans le public. Une étude est déjà en cours dans ce sens

Ça bouillonne dans la tête de Lahcen Daoudi! Le ministre de l’Enseignement supérieur prévoit plusieurs projets pour le secteur. Mais encore faut-il qu’il puisse tout concrétiser avant la fin de son mandat.

Pour cette rentrée 2012-2013, difficile d’introduire de grands changements. Si ce n’est les ouvertures prévues de quelques facultés, comme celles de médecine de Tanger et d’Agadir, et Al-Quaraouiyine de Semara. Ou encore d’écoles supérieures de technologie (EST) à Béni Mellal et  Kelaâ des Sraghna, ainsi que l’ENCG de Dakhla. Les grandes écoles aussi ont été obligées de fournir des places selon leurs capacités réelles et non selon leurs propositions. «Grâce à cette mesure, cette année nous avons pu assurer 19.000 places», précise Daoudi. L’an dernier, 2.000 places ont été perdues dans les grandes écoles car elles n’ont pas de listes d’attente. Quand les candidats ayant postulé pour plusieurs établissements ne se présentaient pas, les places restaient vides!

Pour la rentrée 2013-2014, l’on pare d’abord au plus urgent. Chaque année, le nombre d’étudiants augmente de 20%, et il va falloir assurer l’infrastructure à même d’accueillir les nouveaux venus. Le ministère compte lancer la construction d’une nouvelle génération d’amphithéâtres à plus grande capacité, à livrer d’ici octobre 2013. «Pour cela, nous ne pourrons attendre la loi de Finances. Nous avons déjà entamé les discussions avec le ministère des Finances pour disposer rapidement d’une ligne sur le prochain budget», révèle Daoudi. Selon lui, quelque 100 à 150 millions de DH sont nécessaires.

Le ministère prévoit par ailleurs d’identifier et répertorier l’ensemble des profils du corps enseignant, et de fouiller du côté des finances des universités. «Valeur d’aujourd’hui, nous ne disposons d’aucune base de données relative aux profils employés dans les universités. Nous ne savons pas non plus comment ça se passe sur le plan financier», regrette le ministre. Une étude est déjà en cours.

Côté recherche scientifique, la tutelle réfléchit à une nouvelle entité permettant de chapeauter l’ensemble des intervenants dans le domaine. A savoir le CNRST, l’Académie Hassan II des sciences, R&D Maroc et l’association Mascir. Des opérateurs en manque de coordination et qui gagneraient à faire jouer plus de synergies. Le groupe parlementaire de l’Istiqlal a d’ailleurs formulé un projet dans ce sens qui est à l’étude au ministère de l’Enseignement. Voilà qui devrait faire plaisir à R&D Maroc qui a longtemps revendiqué la création d’une entité encadrant le secteur et permettant de booster le processus d’innovation au Maroc. Daoudi pointe également du doigt les écoles de formation des cadres relevant des différents départements. «Chaque ministère dispose de sa propre école destinée à lui fournir des cadres, mais aucune ne s’engage dans la recherche», martèle le ministre.

La répartition territoriale des bourses est également dans le collimateur du ministère. Cette année, le nombre de boursiers passe de 180.000 à 210.000 (soit près de 40% du total). Le budget réservé aux bourses passe par conséquent de 700 millions à 1,2 milliard de DH, mais la répartition ne se fait pas équitablement, signale la tutelle. Pour l’heure, chaque province reçoit un quota qu’elle distribue en priorité aux étudiants issus de milieux défavorisés. S’il y a un reliquat, il profite ensuite à des tranches supérieures. Une logique injuste, selon le ministère, sachant que certaines provinces comptent plus de pauvres que d’autres. La démarche sera donc révisée pour procéder à une distribution sur le plan national et non régional. Des commissions provinciales seront mises à contribution pour un meilleur ciblage.

Gratuité

Après le buzz créé autour de la fin du tout gratuit dans les universités, le ministre de l’Enseignement se reprend, «Il n’y a pas de démarche concrète à prendre pour l’instant, car la décision finale revient au gouvernement», insiste-t-il. «La révision de la gratuité de l’enseignement universitaire est déjà prévue dans la charte de l’Enseignement conçue sous le gouvernement de l’alternance. Mais elle est suspendue à la création du Conseil supérieur de l’enseignement et de la recherche», précise le ministre.

Le texte portant sur la création de ce conseil sera débattu cette année au Parlement. Pour Daoudi, il revient aujourd’hui au Parlement et au Conseil supérieur de l’enseignement de porter le débat sur le sujet. Pour rappel, Lahcen Daoudi avait proposé la participation des étudiants le plus aisés aux frais d’inscription dans les facultés de médecine et les grandes écoles. Un médecin spécialisé coûtant à l’Etat plus de un million de DH, et un ingénieur entre 400.000 et 600.000 DH, contre seulement 30.000 DH pour un lauréat des facultés de lettres.

Ahlam NAZIH

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