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Matières premières: Lourde sera la facture 1 septembre, 2012

Posté par zenatanews dans : Economie , trackback
Matières premières: Lourde sera la facture

Les cours des blés (dur et tendre) affichent  une hausse supérieure de 50% depuis la mi-juin, le maïs s’est envolé de plus de 45% alors que le soja s’est apprécié de 30% depuis début juin et de près de 60% depuis fin 2011. Or, pour le Maroc, le disponible à fin août doit couvrir 4 mois des besoins des minotiers si on excepte le stock de sécurité

Salée sera la facture de produits agricoles. Surtout pour les céréales, les graines d’huile de table et le sucre dont le Maroc est net importateur. A en croire le dernier indice de l’Organisation mondiale de l’alimentation (FAO) les cours de ces produits restent toujours orientés vers la hausse. Dopés en cela par la sécheresse et les toutes récentes intempéries qui ont frappé les Etats-Unis, les inondations en Europe du Nord et la baisse des récoltes dans les pays de la mer Noire, aussi affectés par le manque de pluie. Sans oublier aussi l’entrée en lice de la spéculation, notamment de fonds de pensions en mal de placements par ces temps de crise. Et la surenchère n’a pas manqué d’impacter le marché national des grains. Les prix des blés (tendre et dur) se sont d’ores et déjà appréciés d’environ 15 à 20% sur les halles aux céréales et souks ruraux, relèvent les professionnels. De 290 DH en moyenne, le prix du quintal du blé tendre est actuellement négocié aux alentours de 350 DH. Celui du blé dur a dépassé la barre de 380 DH au lieu de 350 il y a une décade. Mais c’est l’orge qui a enregistré la plus forte hausse: 500 DH le quintal contre 200 à 250 durant la campagne de commercialisation. Ceci, malgré le déploiement du plan anti-sécheresse qui avait prévu la distribution de 600.000 tonnes d’orge au prix de 200 DH/quintal.

200.000 tonnes d’orge importées

Mais, les données de l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses font état d’à peine le tiers du volume annoncé à l’import soit 200.000 tonnes. «De plus, flambée des cours international du  maïs oblige, les fabricants de l’alimentation du bétail destinée au secteur avicole ont dû se rabattre sur cette céréale», révèle un professionnel.

Pour le moment, c’est le monde rural qui fait les frais de cette surenchère aussi bien pour ce qui est du pain que pour l’alimentation de son cheptel.

Cette population ainsi que d’importantes franges des quartiers populaires des villes n’achètent pas le pain des boulangeries. Mais dès le mois d’octobre, le compteur commencera à tourner pour le Trésor qui doit supporter en plus du manque à gagner au titre du gel des droits de douane et taxes, le soutien aux importations du blé et sucre.

Car, pour revenir à l’indice de la FAO, les cours des produits agricoles ont atteints des cotes plus qu’alarmantes.

Mis à part le riz, les cours de toutes les céréales ont augmenté. Les cours des blés (dur et tendre) affichent  une hausse supérieure de 50% depuis la mi-juin, le maïs s’est envolé de plus de 45% alors que le soja s’est apprécié de 30% depuis début juin et de près de 60% depuis fin 2011. Des niveaux qui n’ont pas été atteints depuis 2008. Même les cours du sucre qui se caractérisaient par une stabilité sont devenus subitement volatiles. Le marché ayant été miné par la publication d’un rapport de la principale organisation brésilienne du secteur faisant état d’une hausse de 14% de la production.

23,5 milliards d’import en 2011

Les pluies intempestives qui se sont abattues sur le Brésil, premier exportateur mondial, avaient accentué les incertitudes qui pèsent sur sa récolte de canne à sucre. Les craintes liées au retard de la mousson en Inde et à la sécheresse en Australie ont aussi contribué à la flambée des cours dont le niveau s’établit presque au double de celui de l’année passée. Là aussi, il faut compter avec la spéculation qui reste toujours aux aguets.

Derrière cette toile de fond, la facture alimentaire s’annonce corsée. Rien qu’au titre des céréales, sucre et oléagineuses, le montant acquitté l’année passée s’est chiffré à 23,5 milliards de DH selon les statistiques de l’Office des changes. A elles seules, les céréales ont coûté plus de 17 milliards alors que le Maroc avait engrangé une récolte jugée satisfaisante : 85 millions de quintaux. Et le marché international affichait également des cours de loin en dessous du niveau actuel.

Fait nouveau aussi, les réserves extérieures se trouvent au plus bas niveau : moins de quatre mois d’importation. Autant dire que le pays aura recours avant terme à la ligne de crédit de précaution accordée par le FMI.

leconomiste

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