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Conseil de la ville : L’absentéisme bat son plein 3 septembre, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales , trackback

Une deuxième réunion du conseil de la ville, ajournée sine die. Et pour cause : le quorum légal n’a pas été atteint. Parmi les points inscrits à l’agenda, l’approbation du nouveau cahier des charges afférent à la gestion de la collecte des déchets.

# Sur 86 membres, seuls 14 ont répondu présent à la dernière réunion. Ph. Saouri

Encore une fois, les élus de la capitale montrent un désintérêt manifeste pour les problèmes dans lesquels patauge la ville.

L’absentéisme est devenu une habitude au niveau des réunions du conseil de la ville. C’est le cas quand l’exception devient la règle. Un fléau qui dénote l’inconscience et l’insouciance de certains de nos élus, devant veiller sur la gestion de la chose locale. Ces derniers se permettent de boycotter les réunions du conseil, même quand il s’agit de dossiers stratégiques pour la capitale. Tel est le cas de la réunion de la session ordinaire de juillet, programmée le 27 août dernier. Celle-ci a été reportée, sine die.

Et pour cause : le quorum requis n’a pas été atteint. Il s’agit, en fait, de la deuxième réunion reportée, faute du quorum légal. Lors de la dernière réunion, 72 membres ont manqué au rendez-vous. Seulement 14 ont répondu présents. Le moins que l’on puisse dire est que le constat est flagrant. Plusieurs dossiers chauds étaient inscrits à l’ordre du jour parmi lesquels, figurait l’épineux dossier de la propreté, en particulier, l’examen et l’adoption du nouveau cahier des charges afférent à la gestion de la collecte des déchets ménagers, qui a fait couler beaucoup d’encre. Et ce, après le départ de Veolia, qui assurait jusqu’un passé récent la gestion de ce service. Une gestion déléguée qui a été pointée du doigt par les élus locaux. Ces derniers la qualifiaient de «chaotique» et «d’inefficace». En effet, durant ces quatre derniers mois, des voix se sont élevées pour dénoncer l’état désastreux dans lequel plongeait la capitale à cause de la défaillance de Veolia. Pendant des semaines, Rabat, avec ses principales artères, a été transformée en une décharge publique à ciel ouvert.

Une situation qui a poussé le conseil municipal à prendre en main la gestion directe de ce secteur, en vertu de l’article 25 inclus dans le contrat conclu avec Veolia. Ce dernier prévoit que dans le cas où la salubrité de la ville est non respectée, le conseil a le droit de gérer directement ce service public.

Une solution provisoire, en attendant la création de la société de développement local, qui se chargera de la gestion du secteur. Techniquement, 51% du capital de la société seront détenus par la commune, quant au reste à savoir 49%, il reviendra à l’opérateur(s) qui remportera l’appel à concurrence pour la prise de participation au capital de la SDL. À noter que, les SDL sont l’un des outils mis à la disposition des collectivités locales marocaines pour assurer la gestion des services et des équipements publics.

Un mécanisme permettant la professionnalisation de la gestion des services publics. Toujours sur ce chapitre, le conseil de la ville compte lancer cet appel public à candidature cette semaine, après l’adoption du cahier des charges. Déjà, un staff composé de cadres du conseil et de la wilaya s’est penché sur l’élaboration d’un nouveau cahier des charges. À la différence de son précédent, le nouveau document se veut innovant et pointu. À travers lequel, les obligations et droits de chaque partie sont bien précisés. Idem pour le processus de la collecte des déchets. L’idée selon Abdelmounim Madani, en charge du service de la propreté et adjoint du maire, est de réparer les erreurs commises dans le passé et combler toutes les lacunes qui pourront conduire à une mauvaise gestion de ce service.

L’examen du cahier des charges et son approbation étaient programmés lors de la réunion du 15 août, laquelle a été reportée au 27 du même mois puis ajournée. Le conseil compte, ainsi, appeler ses membres pour une session extraordinaire pour procéder à l’approbation du cahier des charges.

Car c’est sur la base de ce document, que les opérateurs désirant participer à la SDL, pourraient formuler leurs offres. D’ici la mise en place de la SDL, la collecte des déchets ménagers sera assurée par le conseil municipal. Ce dernier fait preuve d’une grande efficacité. Ainsi, depuis qu’il est aux manettes de ce service, la situation de la propreté de la capitale s’est nettement améliorée.


Les Propositions des élus

À la suite de la défaillance de Veolia Propreté, les élus de Rabat ont proposé trois scénarii pour résoudre la crise de la collecte des déchets ménagers. Il s’agit de la délégation directe, l’engagement de nouvelles entreprises pour une période de quatre mois ou l’élaboration d’un nouveau cahier des charges avant le lancement d’un appel d’offres incluant des sociétés marocaines. Aujourd’hui, le conseil municipal a opté pour une SDL. À défaut d’un opérateur (associé de la commune), pouvant participer au capital de la SDL, l’option de la gestion déléguée demeure toujours plausible. Mais celle-ci sera désormais basée sur les nouvelles dispositions du cahier des charges.

Publié le : 3 Septembre 2012 – Soumaya Bencherki, LE MATIN

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