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Délais de paiement: Inquiètudes britanniques 3 septembre, 2012

Posté par zenatanews dans : Economie , trackback

Après avoir noté le risque pays du Maroc comme «assez faible», Coface le recommande aux exportateurs du Royaume Uni. «Il représente une grande opportunité en raison de sa relative stabilité économique et les réformes sociales en cours», indique le spécialiste de l’assurance-crédit pour qui «le potentiel du pays est reconnu par les entreprises du Royaume-Uni». D’ailleurs, le Maroc figure déjà dans le classement des 50 meilleurs marchés d’exportation des Britanniques. Mieux, les exportations du Royaume-Uni vers le Maroc ont avoisiné les 500 millions de livres sterling en 2011 (près de 6,5 milliards de DH).

En revanche, Coface-RU (Coface spécialisée par le Royaume-Uni) pointe du doigt les retards de paiement qu’elle juge «encore longs». Elle relève, ainsi, que «les délais de paiement moyens au Maroc dépassent les 100 jours et peuvent aller jusqu’à quatre voire six mois, en particulier dans le secteur textile».

Et de prévenir, «cela va inévitablement avoir un effet significatif sur la trésorerie des exportateurs s’ils ne prennent pas en compte ce risque et mettent en place des mesures pour limiter leur exposition».

A ce titre, elle leur recommande de «rechercher des partenaires commerciaux en faisant attention de ne pas accorder de crédit trop rapidement». Il faut dire que la situation est plus alarmante. Les délais peuvent s’étaler jusqu’à 180 jours, voire huit mois selon le dernier sondage réalisé par L’Economiste auprès de certains chefs d’entreprises (Cf. L’Economiste du 3 au 5 août 2012), faute de texte en la matière. Texte dont le décret d’application a été publié début août. Fixant un délai de paiement n’excédant pas 60 jours, il introduit des pénalités pour les retards entre opérateurs privés dont le plancher est le taux directeur de Bank Al-Maghrib majoré d’une marge fixée par arrêté conjoint du ministère des Finances et celui de l’Industrie. Cette mesure permettra, en théorie, à l’entreprise de compenser, partiellement au moins, les intérêts bancaires qu’elle supporte.

En pratique, la chose est toute autre. Il serait difficile pour une société d’appliquer des intérêts à son client de peur de le voir partir. Toujours est-il, cette loi devra certainement mettre de l’ordre dans tous ces «dysfonctionnements».

En attendant, Coface-RU juge le Maroc comme «l’un des meilleurs en Afrique». Elle considère qu’il représente «un tremplin idéal vers le continent pour des entreprises britanniques». Cependant, elle relève quelques faiblesses. A commencer par la pauvreté et le chômage, «sources de tension sociale». D’autant plus que des progrès sont nécessaires dans la réforme du système des subventions et l’augmentation de la productivité.

«Les retards de paiement ruinent les atouts comme le tourisme, des banques dynamiques, ou la position géographique»

M.A.B.

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