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Coopération syndicale : Marocains et Algériens sur le même front 8 septembre, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales , trackback

Des dirigeants marocains et algériens des plus anciennes centrales syndicales scellent un protocole d’accord de coopération.

# Cet événement a été considéré comme un sommet syndical maroco-algérien.

Deux syndicats membres de l’Union syndicale des travailleurs maghrébins (USTMA) renforcent leur coopération bilatérale en signant, hier, un protocole d’accord. Il s’agit de la centrale marocaine, l’Union marocaine du travail (UMT) et celle algérienne, l’Union générale des travailleurs de l’Algérie (UGTA). Les dirigeants des deux centrales, réunies, hier, au siège de l’UMT à Casablanca, ont procédé à la signature de ce protocole qui se veut novateur dans la vie syndicale dans les pays arabes. À tel point que cet événement a été considéré comme un sommet syndical maroco-algérien.

En effet, la délégation algérienne menée par le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmjid Sidi Said, comptait une dizaine de membres dirigeants de la centrale algérienne qui ont discuté avec leurs homologues marocains, à leur tête Miloudi Moukharik, secrétaire général de l’UMT, des détails du protocole d’accord adopté. Ainsi, ce partenariat a trois principaux objectifs. Le premier consiste, sur le plan horizontal, à coordonner les actions des deux centrales sur différentes questions. Coordination qui s’avère très utile et même avantageuse, si elle est menée au préalable et vise à peser lors des réunions internationales, notamment lors des sommets syndicaux. Sommets qui sont réguliers dans le cadre des rendez-vous de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui est l’institution chargée, au niveau mondial, d’élaborer et de superviser les normes internationales du travail. Coopération qui est tout aussi utile au niveau des organisations similaires régionales (africaines, arabes…). Cette coordination s’avère également importante au niveau des rassemblements qui regroupent les différentes structures syndicales dont les deux syndicats sont membres comme la Confédération syndicale internationale (CSI) ou d’autres structures régionales.

Le deuxième objectif de ce rapprochement (rapprochement qui date de plusieurs années, mais qui est aujourd’hui officialisé à travers un protocole décliné en objectifs détaillés) est de concrétiser la coopération sur le plan vertical. Ainsi, les deux alliés ont décidé de concrétiser leur collaboration, même sur le plan sectoriel, en scellant des formes de jumelage entre les différentes fédérations sectorielles ainsi qu’entre les organisations des jeunes et des femmes. À travers ce protocole les deux syndicats espèrent rendre la coopération plus fructueuse en la poussant à fond à travers toutes les structures organisationnelles des deux syndicats.

Le troisième objectif attendu par la signature de ce protocole d’accord est de dynamiser les cadres syndicaux régionaux dont sont membres l’UMT et l’UGTA. Il s’agit, entre autres, des structures syndicales existant sur le plan arabe, africain, mais surtout maghrébin. Dans ce cadre, et en marge de la signature de ce partenariat, il est prévu, aujourd’hui, une réunion de concertation des syndicats membres de l’USTMA. C’est ainsi que seront présentes à cette réunion l’Union générale tunisienne des travailleurs et l’Union mauritanienne du travail, à côté des deux centrales marocaine et algérienne. Quant à l’Union libyenne des travailleurs, elle dit être favorable à toutes les recommandations qui émaneront de cette rencontre maghrébine. Ainsi, les militants syndicaux insistent sur l’importance de la coopération et de l’unification des efforts pour pouvoir être efficace et défendre au mieux les intérêts de la classe ouvrière.


Centrale syndicale algérienne

L’Union générale des travailleurs de l’Algérie (UGTA) a été créée le 24 février 1956, en pleine guerre d’indépendance. Elle avait pour but principal de mobiliser les travailleurs pour lutter contre le colonialisme.

Ce syndicat a été, au départ, une organisation parallèle du FLN, suite à l’initiative du dirigeant de la «révolution», Abane Ramdane, et d’Assat Idir, directeur de la commission centrale ouvrière. Après avoir participé à l’accès à l’indépendance et à la construction nationale sous l’égide du FLN comme organisation de masse, l’UGTA a acquis, au cours de son huitième congrès, tenu en 1990, son indépendance en se déclarant comme une organisation syndicale démocratique, revendicative et indépendante de toute tutelle.

Brahim Mokhliss, LE MATIN

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