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Les syndicats appellent à une augmentation des salaires : La rentrée sociale s’annonce sous haute tension 8 septembre, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales , trackback

Pour apaiser la tension sociale qui s’annonce chaude pour la rentrée, le gouvernement a programmé des rencontres avec les syndicats à partir de lundi.

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 Au moment où le gouvernement annonce les contours de l’élaboration de la loi de Finances pour l’année 2013, avec une démarche d’austérité, les centrales syndicales montent au créneau et parlent d’une rentrée sociale chaude. Celles-ci et leurs fédérations et sections mettent en avant des mouvements de débrayages dans différents secteurs, notamment dans la santé, l’enseignement, les collectivités locales et la justice. Pour absorber un peu cette tension, le gouvernement prévoit des rencontres avec les organisations syndicales, du moins avec quelques-unes parmi les centrales syndicales les plus représentatives.

En effet, l’on sait que le gouvernement a invité l’Union marocaine du travail (UMT) à une réunion de travail pour le lundi prochain. La Fédération démocratique du travail (FDT), elle, est programmée pour le mercredi prochain. À l’heure où nous mettions sous presse, Abdelkader Zair, membre de la direction de la Confédération démocratique du travail (CDT), nous a déclaré que son syndicat n’avait pas encore reçu d’invitation officielle similaire.

Or, en ce qui concerne les syndicats invités au dialogue avec le gouvernement, le point qui figure à l’ordre du jour reste large, lié au dialogue social. «C’est au cours de la rencontre que l’on saura un peu plus. Les discussions avec le gouvernement vont nous permettre de mettre sur la table toutes nos revendications», nous a déclaré Abderrahmane Azouzi, secrétaire général de la FDT. Les représentants des travailleurs ont une série de revendications qu’ils veulent amener le gouvernement à prendre en considération, notamment dans le cadre de la prochaine loi des Finances qui est en cours de préparation. Ils estiment ainsi que le dernier round du dialogue social n’a eu aucune utilité, puisque ni la promesse de tenir des négociations sectorielles n’a été respectée dans tous les secteurs, ni les engagements du dialogue social du 26 avril 2011 n’ont été honorés dans leur totalité.

Bien entendu, les syndicats appellent à une augmentation des salaires. Revendication sur laquelle ils insistent plus que par le passé en arguant de la cherté de la vie, qui s’est amplifiée avec la flambée des prix des carburants ainsi que nous l’a souligné le secrétaire général de l’UMT, Miloudi Moukharik. Le successeur de Mahjoub Bensadik à la tête de l’UMT appelle aussi le gouvernement à prendre des mesures qui apaisent la tension sociale. Il cite à ce sujet la question, qui semble être une préoccupation chez tous les syndicats, du dialogue sectoriel, mais aussi, et surtout, le respect de la liberté syndicale. Une mesure qui, dit-il, n’a aucun coût financier. Selon Miloudi Moukharik, la revendication principale des syndicalistes c’est de mettre un terme aux comportements abusifs qui bafouent les libertés syndicales. Car, dit-il, il y a de plus en plus de syndicalistes persécutés à cause de leurs activités syndicales. Ce qui est encore plus grave dans le cadre des principes novateurs de la nouvelle Constitution.

Sur le plan des revendications matérielles, les syndicats appellent essentiellement à l’augmentation des salaires. Ne serait-ce que par la réduction des charges fiscales, proposent-ils. Mais aussi en réfléchissant à un régime de retraite plus sûr et plus conséquent au profit de la classe ouvrière. Ainsi, en cette période de crise, le gouvernement, qui prépare une loi des Finances avec une politique d’austérité, sera entre le marteau de la grève et l’enclume des charges du dialogue social. Les prochaines rencontres avec les différents syndicats nous en diront plus.


Les reproches faits au gouvernement

Pour les syndicats, les engagements pris dans le cadre du round du dialogue social du 26 avril 2011 n’ont pas trouvé le chemin de la réalisation. Alors que le gouvernement s’est engagé à les concrétiser. À côté de cela, les syndicats reprochent au nouveau gouvernement de prendre des mesures et des décisions sans se concerter avec les syndicats des secteurs concernés. Ils citent à ce sujet le projet de réforme des statuts des infirmiers adopté sans concertation avec les représentants syndicaux des infirmiers. Ils citent aussi «l’exclusion» de nombreux fonctionnaires du bénéfice de l’indemnisation pour le travail dans des zones éloignées.

Brahim Mokhliss, LE MATIN

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