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Mohamed Ouzzine : «Laâlou et Selsouli risquent gros» 8 septembre, 2012

Posté par zenatanews dans : Sport , trackback

# Le ministre de la Jeunesse et des sports, Mohamed Ouzzine, entouré de Kamal Lahlou (à droite), vice-président du CNOM et du secrétaire général de MJS, Karim Akkari (à gauche), et Said Boukhari, directeur des sports. Ph. Saouri

Attendue avec beaucoup d’intérêt après la débâcle des Jeux olympiques de Londres, la sortie médiatique du ministre de la Jeunesse et des sports, Mohamed Ouzzine, n’aura pas comblé toutes les attentes. C’est en tout cas l’avis de bons nombres de journalistes qui ont assisté à la présentation du bilan de la participation marocaine aux JO de Londres. Nous nous attendions à ce que le ministre frappe fort et donne l’exemple, mais il s’est contenté d’annoncer une série de mesures pour insuffler une nouvelle dynamique au sport national en l’absence des présidents de fédérations, qui sont pourtant responsables du fiasco londonien. Chiffre à l’appui, M. Ouzzine a indiqué que sur les 75 athlètes engagés, 6 seulement sont parvenus à se qualifier au deuxième tour. Autrement dit, 90% des participants marocains ont été éliminés dès leur entrée en lice.

Si le ministre de la Jeunesse et des sports a évité de désigner nommément des responsables du fiasco, en soulignant que tout le monde était responsable de cette déconvenue, y compris son département, il a néanmoins brocardé les politiques et les stratégies suivies par l’ensemble des fédérations jusqu’à présent. Il a, en effet, imputé l’échec à l’absence d’une vision stratégique pour chaque discipline sportive et l’absence de la prospection des jeunes talents. M. Ouzzine a également pointé du doigt la faiblesse des clubs, l’inefficacité des ligues et le non-renouvellement des dirigeants. Dans son diagnostic, le ministre a relevé l’absence de combativité des athlètes marocains à Londres, mais aussi l’absence d’une culture du sport de haut niveau et la faiblesse de l’encadrement médical, ainsi que des luttes intestines entre des dirigeants qui se répercutent négativement sur la préparation des athlètes.

Et pour enfoncer le clou, M. Ouzzine a indiqué que les responsables n’avaient pas appliqué «les recommandations de la Lettre royale adressée aux participants aux Assises nationales du sport» tenues les 24 et 25 d’octobre 2008 à Bouznika. «Si on avait appliqué ne serait-ce que 40 ou 60% de l’esprit de la Lettre royale, nos résultats auraient été meilleurs», a-t-il précisé. À part le diagnostic établi et les mesures annoncées (voir l’article ci-dessous), le ministre de la Jeunesse et des sports n’a pas pris de décisions fortes pour marquer les esprits et siffler la fin de la récréation pour certains dirigeants qui sont responsables du recul du sport marocain, pas seulement à Londres, mais aussi à Pékin, à Athènes et dans d’autres manifestations. Cette déconvenue n’a pas commencé à Londres, mais remonte à des lustres.

À bas le dopage !
Les JO de Londres, c’est aussi les scandales de dopage qui ont éclaboussé l’image de l’athlétisme marocain. Meriem Alaoui Selsouli et Amine Laâlou ont défrayé la chronique, puisqu’ils ont été tous les deux contrôlés positifs. Une occasion pour M. Ouzzine de condamner vigoureusement la tricherie. Même s’il avance prudemment sur ce dossier, en préférant attendre les résultats de l’enquête pour déterminer la responsabilité de chacun, le ministre a indiqué qu’il serait intransigeant avec les tricheurs. Les deux athlètes en ligne de mire risquent non seulement des suspensions, mais aussi de perdre leur emploi. Si Amine Laâlou est convaincu de dopage, l’athlète, «sous contrat avec l’État», sera révoqué «pour faute grave», a affirmé le ministre, ajoutant que pour Meryem Alaoui Selsouli, son «recrutement sera suspendu si son cas est confirmé». Ce n’est pas tout. Les deux athlètes risquent aussi «l’exclusion du programme des sportifs de haut niveau, la suspension immédiate de l’aide financière de l’État dans le cadre du programme de sportifs de haut niveau et le remboursement des indemnités perçues après détermination de la date du dopage», indique Mohamed Ouzzine. Dans la foulée, il a annoncé «la dissolution de la commission nationale de lutte contre le dopage».


Les présidents de fédérations absents

En dépit de l’investissement consenti par le Maroc pour préparer les athlètes de haut niveau, le Maroc a remporté une seule médaille de bronze à Londres, œuvre d’Abdelaati Iguider sur l’épreuve du 1 500 mètres. Le reste du contingent marocain qui a fait le déplacement à la capitale britannique est revenu bredouille. Les responsables des fédérations qui ont pris part aux JO, au lieu de venir expliquer les raisons de leur échec devant la presse, ont préféré boycotter la conférence. Et on ne saura jamais pourquoi ils ont failli à leur mission, alors que l’État avait mis à leur disposition tous les moyens nécessaires.

Abderrahman Ichi, LE MATIN

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