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Scène politique : Le PAM veut faire son entrée à l’université 8 septembre, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales , trackback

Dans quelques semaines aura lieu le congrès constitutif de la section estudiantine

# Parmi les principes fondateurs du PAM figure la lutte contre la désaffection politique et l’encadrement de la population et des jeunes en particulier.

Le PAM veut capitaliser sur sa place à l’opposition pour se frayer un chemin aux universités et établissements d’enseignement supérieur. Le pari est osé dirait-on, mais l’enjeu est grand. Car les campus ont toujours été le premier tremplin politique de la jeunesse partisane. C’est la meilleure entrée en matière pour un encadrement politique des jeunes. Le parti de Mustapha Bakkoury veut faire les choses dans les règles de l’art. Une première réunion a été tenue samedi dernier avec la présence de membres du bureau politique. Décision a été prise d’organiser, au courant de la semaine prochaine et sous l’égide du BP, la première réunion de la commission préparatoire. Celle du congrès constitutif de la section estudiantine du parti. Contactée, Souhaila Riki, membre du BP, estime qu’il ne faut pas laisser l’université entre les mains d’organisations qui se sont imposées par la force et l’intimidation. «Il est du droit des étudiants d’avoir d’autres projets de société», estime la responsable. Le parti compte déjà un grand nombre de sympathisants au sein des universités qui peuvent constituer le noyau dur d’une organisation qui va se développer à l’avenir. À plus forte raison que parmi les principes fondateurs du PAM figure la lutte contre la désaffection politique et l’encadrement de la population et des jeunes en particulier.

Mais la tâche ne sera pas facile. Le PAM devra affronter la machine d’Al Adl Wal Ihssane, historiquement implantée au sein des universités. Même un parti comme l’USFP qui revendiquait, avant l’alternance, une présence presque aussi marquée, n’y a pas tenu tête. N’empêche. Les temps ont changé et les étudiants ont aujourd’hui soif de changement. À plus forte raison que la conscience politique mue grâce aux événements que le monde arabe a connus et les questions qui se posent aujourd’hui plus qu’hier sur la vraie teneur du message islamiste et des gouvernements à connotation islamique.

Pour un parti jeune comme le PAM, toutes les voies sont à défricher. Ayant basculé à l’opposition après les élections du 25 novembre, il n’a pas pour autant perdu son ancrage. La quatrième place qu’il a décrochée aux dernières législatives est un gage de sa forte présence et sa détermination à occuper encore longtemps les esprits au sein du landernau politique national. Il s’est distingué en accréditant de nouvelles têtes, représentant presque les deux tiers de ses candidats. Au Parlement, il est de tous les grands débats qui intéressent la société marocaine avec une prédilection pour les sujets de proximité. Il est également très actif au sein des commissions d’enquêtes parlementaires. Un parti qui, finalement, tire bien son épingle du jeu malgré les salves de contestation qui ne cessent de lui être décochées par ses détracteurs. Après le dernier congrès extraordinaire, le PAM veut accélérer la cadence de parachèvement de sa charpente organisationnelle (voir encadré). Il a certes accumulé beaucoup de retard sur ce registre, mais il profite aujourd’hui de sa position aux bancs de l’opposition pour relancer la vapeur. Tout récemment, à l’issue des élections de renouvellement des bureaux des chambres professionnelles, le PAM a gardé toutes les présidences qu’il détenait. Encore une preuve s’il en faut que le parti a plus d’un sillon dans son escarcelle.


Organisations parallèles

Le Parti authenticité et modernité s’est donné comme deadline fin 2012 pour boucler la mise en place de toutes ses organisations parallèles. Les instances du parti ont du pain sur la planche et travaillent simultanément sur plusieurs chantiers organisationnels. Il s’agit de la branche féminine, l’instance des jeunes du parti, celle des cadres et des compétences, celle encore des élus et enfin un organisme dédié aux études et recherches. Il s’agit là d’un changement de cap assez intéressant dans la mesure où le PAM n’accordait pas trop d’attention à ces considérations d’ordre organisationnel. Aujourd’hui, le parti veut s’inscrire dans la normalité.

Publié le : 4 Septembre 2012 – Mostafa Bentak, LE MATIN

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