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Une ONG marocaine alerte le gouvernement sur la situation des migrants 8 septembre, 2012

Posté par zenatanews dans : Actualités nationales , trackback

L’association marocaine des droits de l’homme (AMDH), tire la sonnette d’alarme sur les conditions d’expulsion des sans papiers subsahariens. Dans un communiqué adressé au gouvernement de Benkirane, l’ONG affirme que les migrants d’Afrique subsaharienne sont victimes d’actes de racisme et de violences lors de leur expulsion.

L’association dirigée par Khadija Ryadi a demandé au gouvernement l’ouverture d’une enquête sérieuse sur toutes les violations commises “afin de traduire les responsables en justice” lors des expulsions des immigrés clandestins subsahariens.

Des expulsions qui, selon l’association, s’accompagnent de violences entraînant des “blessures (…) en plus des injures et autres formes d’humiliation ainsi que de la privation de soins médicaux”.

“ L’association condamne les vagues d’expulsion et de répression à l’encontre des migrants d’origine subsaharienne”

Communiqué de l’AMDH

Dans son dernier rapport sur la situation à Oujda, l’AMDH évoque une nouvelle vague d’expulsion de 35 migrants intervenue dans la nuit de mercredi à jeudi, via la frontière algérienne, et la présence de blessés dans l’hôpital de la ville et dans un centre tenu par Médecins sans frontières (MSF).

La plupart de ces migrants ont été expulsés, mais un responsable du Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et des migrants (Gadem) a souligné qu’ils allaient “sans doute revenir”.

Si les autorités locales déclarent que les “interpellations des subsahariens illégaux venant de l’Afrique de l’Ouest et des zones de guerre en Afrique sont courantes car quiconque est en situation irrégulière dans le royaume doit être expulsé”, les associations, elles, critiquent les modalités de ces expulsions.

Toujours selon des ONGs des droits de l’Homme, entre 20.000 et 25.000 clandestins d’origine subsaharienne se trouvent actuellement au Maroc, alors que le nombre des sans papiers expulsés a atteint 13.000 cette année.

Marcel Amiyeto, secrétaire génaral du  syndicat des travailleurs immigrés au Maroc (STIM)

“Il est tout à fait normal que dans un état de droit, toute personne ayant enfreint la loi de quelque manière que cela puisse être sanctionnée conformément aux dispositions prévues par la loi. Mais les refoulements de personnes auxquels nous assistons s’opèrent pour la plupart en violation flagrante des lois et conventions en matière de protection et respect des droits de l’Homme, puisque ces personnes sont très souvent reconduites aux frontières dans des conditions inhumaines en plein désert. Cela constitue des atteintes graves aux droits de l’Homme”.

aufait avec agences

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