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Le dessalement de l’eau ne peut être qu’une solution complémentaire

L’option de dessalement peut « apparaître à première vue comme une solution séduisante pour l’alimentation en eau potable mais ne peut être qu’une solution complémentaire et même ultime« , a souligné, jeudi à Casablanca, M. Samir Ben Said, directeur général de l’Institut international de l’eau et de l’assainissement.

Le dessalement, eu égard aux coûts engendrés, « ne semble pas en soi la solution aux problèmes futurs de l’eau au Maroc mais ne peut qu’être une solution complémentaire et même ultime », a précisé M. Ben Said, lors de l’ouverture des travaux d’une rencontre internationale sur le dessalement et le développement durable.

Avant le dessalement, il faut puiser toutes les autres solutions notamment la réutilisation des eaux usée traitées, l’amélioration des rendements des réseaux, l’économie de l’eau et ce dans le cadre d’une vision intégrée entre les différents secteurs usagers (alimentation en eau potable, irrigation et réutilisation des eaux usées traitées), a-t-il expliqué, ajoutant que le choix de « l’option dessalement doit être replacé dans le cadre d’une stratégie globale ».

De son côté, le président de la Société marocaine des membranes et de dessalement (SMMD), Azzedine El Midaoui, a fait savoir que le dessalement de l’eau constitue une ressource alternative pour répondre aux besoins en eau à court et long termes. Elle représente une solution sûre pour la mobilisation de ressources en eau supplémentaires.

Le dessalement de l’eau de mer est une solution pour pallier aux insuffisances des ressources hydriques mais ce procédé présente plusieurs inconvénients, notamment les besoins énergétiques importants et l’emploi de produits chimiques pour nettoyer les membranes, a-t-il noté.

Outre le dessalement de l’eau de mer, l’autre alternative est la réutilisation des eaux usées, a-t-il indiqué, précisant que chaque année près de 700 millions de mètres cubes sont rejetés dans le milieu naturel ce qui constitue un véritable gaspillage sachant que cette réutilisation permet de fournir des quantités d’eau supplémentaires.

Initiée par la Société marocaine des membranes et de dessalement (SMMD) et l’International Desalination Association (IDA), en collaboration de l’Université Ibn Tofail de Kénitra, l’Office Chérifienne des Phosphates (OCP) et de l’Institut de l’eau et de l’assainissement de l’ONEP, cette rencontre s’assigne pour objectif de faire le point sur l’état des ressources en eau dans diverses régions du monde et l’apport des technologies non conventionnelles, telles que le dessalement pour pallier aux insuffisances de ces ressources.

Elle tend aussi à présenter et à échanger les expériences en matière de gestion et d’exploitation des usines de dessalement, ainsi qu’à dresser un état des lieux sur les avancées scientifiques et technologiques dans le domaine, a-t-il ajouté.

Cette rencontre réunit quelque 200 spécialistes représentant 25 pays, notamment les Etats-Unis d’Amérique, la France, l’Espagne, l’Algérie, la Tunisie, les pays du Moyen-Orient, la Belgique, l’Italie, l’Allemagne et les Pays-Bas.

MAP

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