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Panorama économique : Les indicateurs

Importations et exportations de biens

Le total de nos importations de biens était de 328 Milliards de dirhams en 2010. On devrait dépasser les 350 Milliards en 2011. Nos exportations de biens ne devraient pas dépasser les 170 Milliards de dirhams soit un taux de couverture de 48% seulement. Le déficit de la balance commerciale sera de 180 Milliards de dirhams soit 24,7% de plus qu’en 2010. Depuis 2000 le gouvernement a  basé son action sur le développement de la consommation interne et des grands travaux   en ayant recours à l’endettement public principalement interne (bons du trésor). Cela s’est traduit par plusieurs augmentations de salaires dans la fonction publique et dans le privé. Malheureusement ces augmentations n’ont pas bénéficiées qu’à l’économie nationale mais elles ont aussi entraîné une augmentation très forte de nos importations  de biens qui sont passées de 230 Milliards de dirhams en 2006 à 350 Milliards de dirhams en 2011. Une augmentation de 50% qui ne peut pas être justifiée que par l’inflation des prix. Une frénésie de consommation de biens étrangers accompagne toute injection de capitaux pour soutenir la consommation intérieure.

La facture énergétique

La part des produits énergétiques dans le total des importations du Maroc s’est établie à 24,7% en 2010 et devrait cloturé l’année 2011 à ce niveau. Le Maroc a importé pour 71,7 milliards de DH de produits énergétiques en 2010, au lieu de 54,14 milliards en 2009, soit une hausse de 32,4%. En 2012 la facture énergétique sera de l’ordre de 91 Milliards de dirhams soit encore plus de 33% d’augmentation. Elle comprend le pétrole pour 30 Milliards, le gasoil et le Fuel pour 32 Milliards, l’electricité pour environ 8 Milliards le Gaz pour 16 Milliards.

Les Exportations de biens

Les exportations  de biens en 2011 vont atteindre les 170 Milliards de dirhams. Leur progression est toujours trés  inférieure à celle des importations. Cette variation déséquilibrée entraîne une forte augmentation du déficit commercial  de plus de 20%.

Réserve en devises

Nos avoirs en devises sont actuellement de 171 Milliards de dirhams, représentant seulement 5,5 Mois d’importations alors qu’en 2005 on avait en réserve l’équivalent de 12 Mois. Cela ne semble pas alarmer le Président de la Banque centrale. Mais la rapidité de la chute de notre réserve risque bientôt de lui faire changer d’avis.

Masse Monétaire

La masse monétaire (M3)  est aujourd’hui de 930 Milliards de dirhams soit 116% du PIB. Elle ne représentait que 64% du PIB en 2001 (soit 347 Milliards). Les billets et pièces de monnaie ne représentent que 166 Milliards de dirhams dans la masse totale aujourd’hui contre 69 Milliards en 2001. L’évolution massive de cette création de monnaie  peut avoir induit en réalité une inflation beaucoup plus importante que les 1,4% annuel admis par nos responsables.  On admet en général qu’une augmentation de la masse monétaire plus rapide que la croissance économique peut engendrer des augmentations des prix et par conséquent une baisse du pouvoir d’achat.

Les salaires dans la fonction publique

Les salaires de l’administration atteindront en 2011 les 95 Milliards de dirhams soit plus de 11% du PIB. L’effet des départs volontaires  de 2006 est effacé depuis longtemps.  Tous les partis politiques ont promis des augmentations de salaires. Déjà 10% du PIB pour les salaires étaient considérés par le FMI comme élevés, qu’en sera-t-il dans 4 Mois à la veille du 1er Mai.

La dette Publique

La dette publique globale est de 533 Milliards de dirhams dont 384 au niveau de la trésorerie générale et 149 au niveau des établissements publics. L’ensemble de la dette représente plus de 60% du PIB. Ce seuil est considéré comme une limite en Europe. Le service  De combien pouvons-nous encore alourdir la dette publique ? Le PJD pourrait critiquer ses alliés d’aujourd’hui pour la faible marge de manœuvre qu’ils lui ont laissé.

La bourse de Casablanca

La place boursière de Casablanca accuse une contreperformance de -9,4% sur l’exercice 2011. Les secteurs les plus touchés sont l’immobilier avec -15,6%, le papier -17,3%, les boissons -14,9% et les biens d’équipements -11,1%. Les secteurs en progression sont les mines avec +48,7%, le pétrole et gaz +12 ,7% et les assurances +7,9%.  La morosité des marchés a entrainé une forte chute des transactions qui déjà au troisième trimestre 2011 avaient chutées de plus de 75% par rapport à 2010. A fin septembre 2011 la capitalisation boursière était de 531 Milliards de dirhams.

La caisse de compensation

La caisse de compensation doit impérativement être réformée. En 2011 elle dépassera les 50 Milliards de dirhams soit plus que le déficit budgétaire à elle seule et plus que la croissance du PIB. Son montant important  serait plus soutenable si les classes les plus déshéritées en bénéficiaient  de façon équitable. Une grande partie de cette caisse va aux classes moyennes et riches.  Le Brésil et l’Iran ont depuis longtemps opté pour une aide directe mensuelle aux plus déshérités avec une caisse de compensation plus faible.

Les dernieres observations du FMI

« L’augmentation des subventions et des salaires de la fonction publique en réponse aux demandes sociales mettra à mal l’équilibre des finances publiques à moyen terme », souligne le FMI dans son  rapport de decembre 2011. Il préconise aussi la refonte d’urgence de la caisse de compensation notamment en ce qui concerne les subventions du pétrole et du gaz. Cette reforme doit s’accompagner d’un assouplissement du système de change.

Les comptes spéciaux du Trésor

Ces dépenses concernent des programmes d’actions intéressant les domaines social, agricole, de l’infrastructure, du développement local et de la promotion économique et financière.Les comptes spéciaux du Trésor (CST) constituent à côté du Budget Général, du Budget Annexe, et des Services de l’Etat Gérés de Manière Autonome, les composantes du budget de l’Etat. Le total de ces comptes est 52 Milliards de dirhams soit environ le quart du budget.

Le budget général

Les ressources du budget général sont de l’ordre de 226 Milliards. Dont : 54 Milliards d’emprunts et  172 Milliards d’impôts , taxes et recettes diverses. Les dépenses du budget général  étaient prévus dans la loi de finances 2011 pour 243 milliards dont 152 Milliards pour le fonctionnement, 37 Milliards service de la dette, 54 Milliards pour les investissements.

Calcul du déficit budgétaire

Dans un livre publié en 2009,M. ElMataoui estime qu’ «au Maroc, les modes de calcul des soldes budgétaires ainsi que la structure désagrégée des recettes et des dépenses reposent sur des pratiques opaques et relèvent encore du secret professionnel ». Le déficit budgétaire est la différence entre les ressources de l’état (hors emprunts)  et les charges de l’état hors emprunts. En 2011 le déficit budgétaire qui était prévu de l’ordre de 37 Milliards sera certainement largement dépassé ne serait que par l’augmentation des charges communes ( caisse de compensation) et des charges salariales.

Les investissements publics

Ils comprennent deux volets. Les investissements prévus au niveau du budget de l’état  pour 54 Milliards en 2011 correspondent aux crédits de paiements ouverts aux diverses administrations pour leurs marchés. Ces crédits de paiements ne sont pas systématiquement consommé en fin d’exercice. La deuxième partie concerne tous les achats de biens d’équipement de travaux  et de services des établissements publics. Ce poste présente toujours une grande différence entre ce qui est annoncé dans la loi de finances et la réalisation effective en fin d’exercice.  Ainsi pour 2011 il ne sera réalisé que 80 Milliards au lieu des 110 Milliards prévus. L’ordre de grandeur des investissements publics doit donc être évalué autour de 130 Milliards .

La Formation brute de capital fixe (FBCF)

Cet agrégat regroupe tous les achats de biens durables par le privé et l’administration. Les biens concernés sont aussi bien les machines que les bâtiments industriels ou administratif et les logements individuels. La FBCF de 2010 était de 234 Milliards de dirhams. Sans être exactement un calcul de l’investissement  réalisé sur le territoire du fait que les investissements immatériels ne sont pas pris en compte, la FBCF est un indicateur qui permet d’en donner une évaluation approximative.

L’ agrégat Epargne  (235 Milliards)

Il correspond  chez  les ménages à la part de revenu net non consommée et aux entreprises aux bénéfices non distribués aux actionnaires y compris les amortissements. C’est la capacité d’autofinancement de l’ensemble ménages et entreprises.  L’épargne est un élément essentiel de l’économie nationale. C’est sur elle que repose le financement de l’investissement. Mais les choses ne sont pas simples. Il ne suffit pas d’avoir une épargne importante pour que l’économie se porte bien. L’envers de la médaille c’est que la consommation joue aussi un rôle important dans la croissance. Si on épargne trop on consomme moins et on obtient un ralentissement. De même si on consomme trop on investira moins et on hypothèque l’avenir.

La consommation (571 milliards)

La consommation des ménages était évaluée en 2010 à 437 Milliards et celle des administrations à 134 milliards soit au total 571 Milliards. La consommation intérieure représente 73% du PIB.

aufait

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